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Un organisme pour soutenir les personnes vivant avec un handicap voit le jour aux Îles

Deux mains croisées sur une table des crayon à mine à la gauche

Selon les estimations effectuées par le Phare des Îles, en 2019, plus d’une centaine de personnes âgées de 18 à 64ans avec une limitation physique ou intellectuelle résidaient dans l’archipel (archives).

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Un nouvel organisme, le Phare des Îles, a tenu sa première assemblée générale annuelle, mardi. Le Phare des Îles aura pour mission de voir à l’hébergement de jeunes adultes vivant avec diverses limitations intellectuelles ou physiques.

Environ 60 personnes ont assisté à cette première assemblée, qui se tenait en partie par téléconférence et en public, avec distanciation physique.

Dans les prochaines années, Le Phare des Îles veillera à acquérir et à gérer des logements supervisés à prix modiques.

Le Phare vise une clientèle âgée de 18 ou 21 ans avec des limitations fonctionnelles physiques ou intellectuelles, mais suffisamment autonome pour vivre en appartement avec divers degrés de supervision. Il s’agit d’une clientèle à faible revenu référée par le CISSS des Îles.

L’organisme entend aussi soutenir ses futurs locataires en leur offrant des ressources et des services adaptés qui viendront pallier leurs limitations.

Pour que nos enfants soient autonomes, qu’ils soient heureux et qu’ils puissent contribuer à notre communauté.

Martine Martin, une des cofondatrices du Phare des Îles

La fondation de ce nouvel OBNL est l’aboutissement de plusieurs années de travail et de discussions aux Îles-de-la-Madeleine.  Ce qui a commencé par deux filles, deux parents, est devenu le projet d’une communauté, c’est ce que je salue aujourd’hui , a commenté Mme Martin en préambule de la rencontre.

Martine Martin raconte que les balbutiements du projet remontent à 2014.

Martine Martin qui regarde vers le haut.

Pour Martine Martin, la création de cet OBNL représente six ans de travail et d'espoir.

Photo : Radio-Canada

Aux Îles, 68 % des personnes handicapées vivent avec un parent ou un proche, selon uneétude des besoins réalisée dans le cadre des démarches pour fonder l'organisme.

Dans l’archipel, où sévit une importante pénurie de logements, il n’y a pas d’immeubles à logements adaptés aux réalités des personnes physiquement handicapées ni d’appartements supervisés pour les jeunes adultes déficients intellectuels ou avec un diagnostic du trouble du spectre de l’autisme (TSA).

 Il n’y en a pas point final. C’est soit le CHSLD ou des ressources intermédiaires qui ne correspondent pas aux besoins de certains de ces jeunes-là, souligne Martine Martin.

Selon les estimations effectuées par le Phare des Îles, en 2019, plus d’une centaine de personnes âgées de 18 à 64 ans avec une limitation physique ou intellectuelle résidaient dans l’archipel.

Du pain sur la planche

Trois membres associés et quatre membres locataires ont été élus au conseil d’administration, dont Martine Martin.

Ce conseil déterminera au cours des prochaines semaines le nombre de logements que comportera le projet.

Un phare, celui de cap Desrosiers, illuminé par la lune.

Pour les fondateurs de l'organisme, le phare est un symbole qui reflète bien leur mission.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Beaucoup de pain sur la planche attend les administrateurs. Outre la tâche de structurer une nouvelle organisation et de bâtir un projet d’habitation, ils devront lancer une campagne de financement et établir une entente de services avec le CISSS des Îles.

Dans les scénarios les plus optimistes, un immeuble pourrait être construit ou adapté d’ici 2024. Le groupe vise 2027, au plus tard. Elle-même mère d’un jeune homme handicapé de 23 ans, Martine Martin espère que son fils pourra habiter son appartement pour ses trente ans.

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