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Pas de quarantaine pour la main-d'œuvre en santé provenant des zones rouges

Une infirmière dans une salle d'opération.

Les travailleurs de la santé provenant de l'extérieur doivent passer un test à leur arrivée et un deuxième après sept jours (archives).

Photo : Getty Images / gpointstudio

Félix Lebel

Les travailleurs de la santé provenant de zones rouges qui viennent prêter main-forte aux équipes de la Côte-Nord n’ont pas à se placer en quarantaine en arrivant dans la région.

Des mesures strictes ont été mises en place et des tests sont effectués à leur arrivée, mais leur imposer un confinement pourrait accentuer le manque de main-d'œuvre, selon le Centre intégré de santé et services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord.

Selon le médecin-conseil en santé publique, Dr Richard Fachehoun, cette façon de faire est un mal nécessaire pour assurer qu'il y ait suffisamment de personnel dans les établissements de la région.

Où va-t-on trouver la main-d'œuvre si pour utiliser quelqu'un pendant une semaine, il faut qu'une autre personne passe une semaine ou deux en quarantaine? À un moment donné, on ne pourra plus offrir des soins à des gens qui en ont besoin.

Richard Fachehoun, médecin-conseil en santé publique

Le médecin ajoute que s'il manque de main-d'œuvre, cela risque d'avoir des impacts négatifs sur la santé de la population nord-côtière.

Les mesures mises en place pour limiter le risque de contamination commencent cependant avant l’arrivée de la main-d'œuvre extérieure, qui ne doit évidemment pas présenter de symptômes de la COVID-19, précise le CISSS.

Le docteur Richard Fachehoun accorde une entrevue à Radio-Canada.

Le médecin-conseil en santé publique au CISSS de la Côte-Nord, Richard Fachehoun (archives)

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy-Martin

À son arrivée sur le territoire, l’employé doit passer un test de dépistage et peut dès lors commencer à travailler. Le masque de procédure doit être porté en tout temps et une distanciation physique est respectée le plus possible.

Ces mesures ont d'ailleurs été mises à l’épreuve, lundi, alors qu’un employé provenant de l’extérieur de la région a été déclaré positif à la COVID-19 au CHSLD Gustave-Gauvreau de Sept-Îles.

Une enquête épidémiologique est en cours et le CISSS ne recense aucun cas de contamination lié à cet employé pour l’instant.

Un manque d’employés

La main-d'œuvre indépendante provenant de l'extérieur de la région, issue majoritairement d’agences de placement privées, est pour l’instant nécessaire dans les établissements de santé nord-côtiers.

Le manque de personnel et la difficulté de rétention des employés permanents poussent le CISSS à débourser 35 millions de dollars cette année dans ces ressources humaines privées.

Ce type d’embauche temporaire a un impact direct sur le déficit du CISSS de la Côte-Nord, qui s'élève à plus de 41 millions de dollars pour l’année en cours.

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