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Le coût des barrages de la Romaine ne sera pas plus élevé que prévu, selon HQ

Un camion roule près d'un barrage.

Le site de la centrale La Romaine-3 (archives)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Selon la PDG d'Hydro-Québec, Sophie Brochu, le coût global du projet de la Romaine ne devrait pas être plus élevé que les prévisions d'origine, malgré l'important retard de mise en service de la centrale Romaine-4.

En conférence virtuelle devant les membres de la Chambre de commerce et d'industrie de Manicouagan ainsi que de la Chambre de commerce de Sept-Îles-Uashat Mak Mani-utenam, mardi, Mme Brochu a indiqué que la baisse des taux d'intérêt vient en bonne partie contrebalancer les coûts supplémentaires liés au retard.

Les coûts de production d'un ouvrage qui se construit sur dix ans sont en fonction du temps qui passe, du moment où tu investis ton argent, ce que ça a effectivement coûté, mais aussi le coût de financement. Aujourd'hui quand on regarde les taux d'intérêt auxquels Hydro-Québec se finance, et qu’on met ça en comparaison à l'augmentation de certains coûts sur Romaine-4, quand on arrive à la fin, malgré le délai, c'est présentement presque à peu près le même prix, a expliqué Mme Brochu.

Des pelles mécaniques sur le chantier de La Romaine-4.

Le chantier de la centrale La Romaine-4

Photo : Radio-Canada / Maxime Bertrand

Selon les prévisions de la société d'État, le coût du projet devrait se situer autour de 6,4 cents le kilowattheure.

Mme Brochu indique qu'un bilan financier détaillé sera rendu public par Hydro-Québec une fois le complexe Romaine terminé.

Lors de la conférence, à laquelle participaient quelque 90 personnes, elle a aussi salué le courage des gestionnaires qui l'ont précédé et qui ont choisi de changer de contractant principal au chantier de Romaine-4 pour des questions de santé et sécurité.

Deux travailleurs avaient perdu la vie sur ce chantier en 2016.

Utiliser l'électricité, réduire les hydrocarbures

Par ailleurs, Mme Brochu a discuté du rôle que les clients d'Hydro-Québec devaient jouer réduire l'utilisation des hydrocarbures dans la province en faisant une meilleure consommation de l'électricité.

Sophie Brochu, à la réunion annuelle de Gaz Métro, en 2016

La PDG d'Hydro-Québec, Sophie Brochu (archives)

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Comme une partie de l'utilisation d’énergies fossiles est appelée à être remplacée par l’électricité au Québec, Mme Brochu indique qu’il faudra consommer le moins d’énergie possible pour que la construction de nouveaux ouvrages ne soit pas nécessaire rapidement.

La PDG a également abordé l'avenir d'Hydro-Québec et la place que la société d'État pourrait jouer dans le futur dans l'économie d'une région comme la Côte-Nord.

Selon ses dires, son organisation commettrait une erreur si elle centralisait l’ensemble de ses opérations à Montréal.

Elle dit réfléchir à la création de pôles d’excellence en région et à la centralisation de certaines opérations hors des grands centres.

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