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COVID-19 : la situation se détériore dans l’extrême nord de la Saskatchewan

Pancarte sur laquelle il est inscrit "Bienvenue à Fond-du-Lac" en anglais.

Depuis le premier cas qui a été déclaré le 6 novembre à Fond-du-Lac, la communauté a enregistré 73 infections. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le nombre de personnes infectées par la COVID-19 dans l’extrême nord de la Saskatchewan continue d'augmenter et les autorités de la province s’attendent à ce que le nombre de cas grimpe encore pendant quelques jours.

Mardi, la province déclare avoir 291 cas actifs localisés dans les régions de l’extrême nord de la province, et la région d'Athabasca n'est pas épargnée.

Derek Keller, directeur général des soins primaires de l’Autorité de la Santé d’Athabasca, indique que la région a présentement 46 cas actifs, qui sont tous localisés dans la communauté de Fond-du-Lac, au centre-nord de la province, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec les Territoires du Nord-Ouest.

Depuis le premier cas, qui a été déclaré le 6 novembre, la communauté a enregistré 73 cas. Certaines personnes ont depuis guéri de la maladie.

Selon Derek Keller, le délai d'environ deux jours avant que les symptômes apparaissent peut avoir un important impact.

Le virus est présent dans la communauté depuis des semaines. Ça prend généralement du temps avant de voir apparaître les dommages, et cela va également prendre du temps avant de voir les chiffres redescendre grâce à nos efforts , explique-t-il.

Vendredi dernier, il y avait 61 cas actifs et plus de 300 personnes en isolement préventif pour la seule communauté de Fond-du-Lac.

Les autorités de la santé précisent avoir été également alertées par une fête qui a rassemblé plus de 50 personnes récemment, un événement qui a le potentiel d'être un foyer de contamination important au sein de la communauté explique les autorités sanitaires locales.

Des membres de la communauté possiblement exposés à la COVID-19 et présentant des symptômes refusent même d’être dépistés, ce qui complexifie la tâche, souligne Derek Keller.

On voit régulièrement des foyers hébergeant un grand nombre de personnes de différents âges, ce qui peut contribuer à partager aussi plus rapidement le virus.

Derek Keller, directeur général des soins primaires de l’Autorité de la Santé d’Athabasca

Derek Keller ajoute que certaines personnes asymptomatiques remettent en question les résultats de leurs tests et respectent minimalement les mesures en place. Il s'attend donc à ce que les cas de COVID-19 continuent d'augmenter.

On va vraiment avoir des preuves du travail que nous avons accompli dans les prochains jours. Nous allons peut-être commencer à voir si cela a été suffisant, ajoute-t-il.

Avec des informations de Mercia Mooseely, Stephanie Taylor et de Jean Baptiste Demouy

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