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COVID-19 : des experts sonnent l’alarme sur la ventilation des bâtiments

Une femme ouvre des fenêtres.

Ouvrir ses fenêtres régulièrement permet de renouveler l'air et réduit les risques de concentration des aérosols, expliquent les experts.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un groupe d’experts estime que les dirigeants de la santé publique de l’Ontario « négligent » l’importance de la ventilation dans la lutte contre la propagation de la COVID-19.

Dans une lettre ouverte publiée mardi, 36 médecins, ingénieurs et scientifiques insistent sur l’importance de prendre en considération la transmission du virus par aérosol, alors que les activités se déplacent à l’intérieur avec l’arrivée de l’hiver.

Les destinataires, de la ministre de la Santé, Christine Elliott, au médecin hygiéniste en chef, le Dr David Williams, et au vice-président de Santé publique Ontario, le Dr Brian Schwartz, sont priés d’agir pour combattre ce risque.

Illustration montrant une femme qui éternue devant un homme masqué.

Les aérosols expulsés lorsque l'on éternue, tousse et même parle peuvent rester dans l'air de plusieurs minutes à plusieurs heures avant de se fixer sur une surface, préviennent les experts.

Photo : Getty Images / AlonzoDesign

Nous vous exhortons à mettre à jour les lignes directrices, les règlements et la communication publique de la province sur la COVID-19 afin de refléter l’importance de la ventilation, peut-on lire dans la lettre, qui cite des publications scientifiques prouvant les risques associés à la concentration des aérosols dans les lieux clos.

Selon les experts, les politiques se concentrent sur le nettoyage en profondeur et la distance physique de deux mètres, tout en négligeant la ventilation et la filtration de l'air.

En conséquence, les risques associés à la propagation des gouttelettes expulsées par les personnes dans un endroit clos ne sont pas bien compris par la population, estiment-ils.

Pour la transmission dans l'air d'une pièce partagée, la ventilation et la filtration de l'air sont des mesures supplémentaires essentielles, car les aérosols expulsés s'accumulent dans des espaces mal ventilés. Or, de nombreux immeubles et résidences de nos collectivités ont une mauvaise ventilation, est-il écrit.

Pour participer à y remédier, le groupe fait six recommandations qui doivent être adoptées de toute urgence par les autorités de santé publique et diffusées auprès des écoles, des entreprises et du grand public.

Parmi elles, le développement d’une campagne de communication autour des risques associés à une mauvaise ventilation, l’évaluation et l’amélioration des systèmes d'aération des lieux essentiels, tels que les écoles et les foyers de soins de longue durée ou encore la promotion de filtres et de purificateurs d’air portables.

Il est nécessaire d’ouvrir régulièrement ses fenêtres pour renouveler l’air ambiant, disent les professionnels. Ils estiment également que même lorsque les personnes sont éloignées les unes des autres, le port du masque est utile.

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