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Avec la pandémie, des entrepreneurs de Lamèque peinent à recruter du personnel

Le restaurant, vide.

Faute de personnel, le restaurant a réduit ses heures d'ouverture.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une entrepreneure de Lamèque se désespère du manque de main-d'oeuvre dans la région. Faute d'employés, elle doit fermer son restaurant le soir. Son conjoint blâme en partie la trop grande flexibilité du programme d'assurance-emploi.

Le soir, ça me prenait un autre employé et il n'y en avait juste pas. Ça fait que j’ai pris la décision de fermer, lance Sylvie Desylva, la propriétaire du restaurant Rodéo taco-bar, de Lamèque.

Bien que son restaurant fonctionne toujours en journée, il lui manquait trois employés pour maintenir son restaurant ouvert le soir. On a de la misère à en trouver un. Imagine trois!

Selon elle, le manque de main-d'œuvre est un frein à plusieurs PME de la Péninsule acadienne.

Ils sont obligés de fermer leur commerce, c’est rendu sérieux.

Sylvie Desylva, propriétaire du Rodéo taco-bar
Sylvie Desylva en entrevue avec un journaliste.

Sylvie Desylva remarque que le recrutement de personnel est plus difficile qu'avant.

Photo : Radio-Canada

L’assurance-emploi, un frein ?

Son conjoint, Steven Cormier, pointe du doigt le programme d’assurance chômage, qui a été assoupli lorsque la prestation canadienne d'urgence (PCU) a pris fin

Ceux qui en ont besoin, en ont vraiment de besoin, précise-t-il d’entrée de jeu.

Toutefois, il trouve qu’il est difficile pour son entreprise de rester compétitive avec le chômage. Il faudrait que tu augmentes le prix de tous les items.

On n’a pas les moyens d’accoter ça. C’est bien trop d’argent.

Steven Cormier

Depuis le début de la pandémie, il dit que les impacts sont directs dans leurs efforts de recrutement. Avant, on aurait pu avoir sept applications ou plus qui rentraient. Aujourd’hui, on en a une, deux ou zéro.

Sylvie Desylva aimerait avoir un coup de main des gouvernements. Ils devraient aider ces entreprises-là aussi.

Entraide

L’histoire de Sylvie Desylva pourrait toutefois bien se dénouer. N’ayant pas assez d'employés pour maintenir ses services, elle compte s’associer avec une jeune entrepreneure locale, Cheryl McGraw, propriétaire de Hestia : solution alimentaire.

Les deux femmes explorent en ce moment des solutions, comme le partage de quarts de travail et d'installations.

Cheryl McGraw en entrevue avec un journaliste.

Cheryl McGraw fera équipe avec Sylvie Desylva pour traverser la pandémie.

Photo : Radio-Canada

Bien que la nature de leur partenariat soit encore à définir, les deux entrepreneures espèrent pouvoir traverser la crise ensemble.

Les petites et moyennes entreprises, on est très nombreux dans la Péninsule acadienne. Je crois que l’entraide acadienne peut nous amener quelque part de plus, explique Cheryl McGraw.

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