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Drogues : un homme de Rang-Saint-Georges condamné à 2 ans de prison

Une auto-patrouille de la Gendarmerie royale du Canada.

Une auto-patrouille de la Gendarmerie royale du Canada.

Photo : Getty Images / BalkansCat

Radio-Canada

Harry Arseneault, de Rang-Saint-Georges dans la Péninsule acadienne, a été condamné à purger deux ans de prison. L'homme de 35 ans a été arrêté à la suite d'une intervention musclée au moins d'août.

Le 5 novembre dernier, il a plaidé coupable à deux chefs d'accusation pour possession de cocaïne dans le but d'en faire le trafic et à un chef d'accusation pour manquement à une promesse remise au tribunal.

Cette affaire fait suite à une perquisition dans une résidence de la route 135 à Rang-Saint-Georges, le 7 décembre 2018 et à une autre perquisition plus récente, le 31 août.

Intervention musclée

À la suite de la dernière intervention policière en août, la GRC a publié un communiqué de presse indiquant qu'une opération à Rang-Saint-Georges avait eu lieu « sans incident ». Mais la réalité était tout autre.

Cette intervention policière s'est en fait mal déroulée. Même si la GRC assure qu'elle enquêtait « depuis un certain temps », elle a choisi d'intervenir dans deux maisons en présence d'adolescents et de jeunes enfants.

Dans le voisinage, des cris d'enfants ont été entendus de même que des détonations.

Une femme dans un salon où plusieurs sofas sont entassés dans un coin de la pièce, regarde le plafond où il y a une marque violette.

Jackie Arseneault regarde les marques laissées par les gaz lacrymogènes sur le plafond de son salon sens dessus dessous.

Photo : Radio-Canada

À la suite des événements, une mère a dû emmener son fils de 8 ans voir un médecin. Traumatisé par les tactiques musclées d'intervention, dont l'utilisation de gaz lacrymogène, l'enfant a eu besoin d'une aide psychologique par des professionnels, selon la famille.

Les membres de la famille Arseneault racontent que l'enfant voulait sauter par la fenêtre de la maison et criait que son visage brûlait. Ce jeune garçon et sa sœur de 2 ans ont aussi dû être emmenés à l'hôpital.

Questions sans réponses

Si la police est affirmative au sujet de ce qu'elle a saisi le 7 décembre 2018 [cocaïne et marijuana], elle l'est moins à la suite de la bruyante descente d'août dernier. Les policiers ont alors saisi « ce qui serait de la cocaïne ». Ils ont aussi saisi de l'argent en devises canadiennes et américaines, mais ont refusé d'en dévoiler les sommes.

Contrairement à une pratique répandue à la suite d'importantes opérations policières du genre, les autorités n'ont pas fait étalage, photos à l'appui, de ce qui a été saisi dans les deux résidences.

« Tactique policière »

Lors de la même intervention, une jeune fille, qui fêtait ce soir-là ses 14 ans, n'a pas du tout apprécié se faire examiner par un homme en uniforme dans la salle de bains alors qu'elle était nue, sous la douche.

La porte a pété, la police est rentrée avec le gun, il m’a regardée. Il m’a regardée plusieurs fois. J’étais nue dans la douche, a-t-elle raconté. J’étais encore en train de me laver et tout ça [...] J’ai demandé, je peux-tu avoir mon essuie-mains. Il m’a dit : "Non, tu n’as pas le droit, il faut que tu sortes avant de le mettre".

La GRC n'a pas nié la version de l'adolescente. Elle a parlé d'une tactique policière.

Je ne suis pas en position ici de commenter les tactiques et les opérations qui se sont déroulées cette journée-là, a expliqué un porte-parole.

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