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Vidéojournal : la pandémie fait exploser le chiffre d’affaires d'une savonnerie régionale

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Des savons de plusieurs couleurs sont regroupés en petits paquets sur une tablette du magasin.

Les produits populaires permettent à l'entrepreneur de faire progresser son entreprise.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Annie-Claude Luneau

La pandémie a fait augmenter les ventes de façon exponentielle et la propriétaire de la Savonnerie Bon bain commençait à se retrouver à l’étroit dans sa résidence qui avait été en partie transformée en atelier.

Après 14 ans de fabrication artisanale de savons et d’autres produits cosmétiques, Patricia Pinto a décidé de faire le saut et d’ouvrir une boutique sur la rue Murdoch.

Ses ventes en ligne ne cessent de croître depuis le début de l’année, son chiffre d’affaires a doublé cette année.

Des savons de toutes formes et couleurs sont disposées sur une tablette en magasin.

La savonnerie a maintenant pignon sur rue à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

J’ai envoyé des colis à Calgary, à Halifax. Je suis en train de prendre la place, avec les réseaux sociaux, c’est de l'autopromotion, c’est des clients qui en parlent. Je me pince encore pour me dire "OK ta savonnerie est rendue là et tu as commencé avec [un lot] de savon de pays il y a 14 ans". C’est un sentiment d’accomplissement immense, raconte Patricia Pinto en nous présentant sa boutique.

L’ouverture de la boutique a permis de créer 5 emplois pour la fabrication, l’emballage, la distribution et la vente des produits puisque toute la production est faite à la main.

Comme ça prend 4 semaines à sécher, on va faire un blitz où on va faire 1500 savons dans la semaine, on va prendre une semaine ou deux pour faire les autres produits et on recommence. On devrait arriver avec une capacité de production entre 3000 et 6000 savons par mois, ajoute Mme Pinto.

Des décorations de Noël sont disposées à travers les savons du grand local.

Avant d’en arriver là, Patricia Pinto a dû faire beaucoup d’essais et erreurs puisqu’il n’existe pas de programme de formation en savonnerie.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Elle a appris les rudiments de la fabrication de savon de pays grâce à une recette familiale puis elle a développé son art au fil du temps en lisant et en visionnant des vidéos.

Un savon de base va être une proportion d'huile de noix de coco, de beurre de karité et d’huile d’olive, décrit-elle. Ça, c’est le savon le plus commun qui va être fabriqué par les débutantes, moi je suis rendu à un niveau où j’ai 7 huiles et beurre pour arriver à nourrir la peau.

Il faut être précis comme en pâtisserie, sinon vous scrappez une batch pour deux grammes et c’est des essais et erreurs comme en cuisine, comme en pâtisserie, conclut Patricia Pinto en riant.

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