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Un documentaire montre comment les femmes sortent de la violence conjugale

Les deux femmes sont assises l’une à côté de l’autre et se regardent en se tenant la main.

Aïssata Cissé et Christiane Zanou, les deux femmes qui racontent leur histoire dans le documentaire «Sortir de l’ombre».

Photo : ONF

Cecile Gladel

Le documentaire Sortir de l’ombre donne la parole à des Canadiennes d’origine africaine qui racontent comment elles se sont sorties de l’engrenage de la violence conjugale. Il a été produit par l’Office national du film du Canada (ONF).

Le long métrage suit Christiane Zanou, enseignante de français dans une école secondaire, et son amie Aïssata Cissé, qui travaille dans le domaine de la finance. Ces deux femmes ne se doutaient pas que leur immigration au Canada et leur processus d’intégration à une nouvelle culture allaient contribuer à briser leur famille sous les coups de la violence conjugale.

La réalisatrice du documentaire, Gentille M. Assih, précise que, malgré la tristesse du phénomène abordé, le film montre le courage et la présence lumineuse des deux femmes.

Le film ne raconte pas la violence conjugale. On en parle, car ça fait partie de leur histoire, mais il montre surtout comment les femmes ont réussi à remonter la pente accompagnées d’une espèce de solidarité féminine. La première piste de solution est d’encourager les femmes, et les hommes, à en parler. C’est ce que Christiane donne comme message.

Une citation de :Gentille M. Assih

Dans le film, on croise aussi Chouchou et son mari, un jeune couple récemment arrivé au pays; un imam; un pasteur qui soutient les femmes victimes de violence et qui dit qu’il ne pourrait jamais demander à une femme de retourner avec un mari violent. L’une des participantes explique que dans le mariage, le meilleur est pour l’homme, le pire est pour la femme.

La femme sourit en regardant le photographe.

Au départ, Gentille M. Assih n’avait pas l’intention de faire un film sur le sujet, en particulier avec des immigrantes, car elle trouvait que la démarche était banale, même stéréotypée. J’ai voulu donner l’exemple de femmes fortes, car on associe trop souvent [la violence conjugale] à des femmes soumises, dit-elle. Et si c’est arrivé à Christiane, c’est que ça peut arriver à n’importe qui.

La cinéaste, arrivée au Québec en 2009, est originaire du Togo, comme Christiane. Elle souligne que les immigrantes ne sont pas plus soumises que les autres femmes : Nos mères nous ont élevées pour être des femmes émancipées. Mais quand on arrive en situation d’immigration, on vit des stress extrêmes. Il arrive que le conjoint craque sous ce stress. J’essaye de dire que la violence conjugale concerne tout le monde, mais quand des immigrantes le vivent, c’est une coche plus dramatique.

Le long métrage sera accessible sur le site de l’ONF (Nouvelle fenêtre) à compter du mercredi 25 novembre, qui est aussi la date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

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