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D’importants investissements pour un réseau Internet plus rapide dans le Nord-du-Québec

Une photo prise d'un modem.

Tous les Québécois ne seront pas branchés à Internet haute vitesse 2022, contrairement à ce qu'avait promis la CAQ.

Photo : iStock

Les gouvernements du Québec et du Canada annoncent des investissements de plus de 16 millions de dollars afin d'offrir un accès à Internet haute vitesse plus fiable et accessible dans le Nord-du-Québec.

Les fonds sont destinés au Réseau de communications Eeyou, une société de télécommunications sans but lucratif fournissant des services Internet aux municipalités de la Baie-James et aux collectivités cries d'Eeyou-Istchee.

Le projet permettra d'assurer, grâce à la technologie de fibre optique, un accès Internet haut débit à 16 nouvelles collectivités et d'améliorer la capacité de plus de 6000 foyers présentement  mal desservis.

Parmi les investissements, 5 millions de dollars proviennent du programme Brancher pour innover du gouvernement du Canada, 6,7 millions de dollars sont fournis par la Société du Plan Nord et 3,3 millions de dollars sont issus du programme Québec branché. L’administration régionale Baie-James contribue pour sa part à la hauteur de 1,2 millions de dollars alors que Services aux Autochtones Canada fournit 324 000 $.

D’autres travaux récemment terminés dans le Nord-du-Québec par le Réseau de communications Eeyou ont permis de brancher plus de 5800 nouveaux foyers et 250 nouvelles entreprises à Internet haute vitesse.

Selon le député de la circonscription d’Ungava, Denis Lamothe, la situation sanitaire des derniers mois a mis en évidence l’importance de doter toutes les communautés d’un service Internet rapide et fiable.

La pandémie a accentué les besoins des entreprises d’adopter de nouvelles technologies afin de demeurer compétitives. Plusieurs ont dû miser sur le télétravail et les ventes en ligne pour poursuivre leurs activités dans les dernières semaines. On doit donc permettre à tous les citoyens et à toutes les entreprises partout au Québec d’être sur le même pied d’égalité en ce qui a trait à l’accès à des services Internet de qualité , souligne-t-il.

Le député caquiste d'Orford, Gilles Bélanger, est chargé du volet Internet haute vitesse au ministère de l'Économie et de l'Innovation.

Le député caquiste d'Orford, Gilles Bélanger, est chargé du volet Internet haute vitesse au ministère de l'Économie et de l'Innovation.

Photo : Radio-Canada

De son côté, l’adjoint parlementaire du ministre de l’Économie et de l’Innovation pour les volets économie et Internet haute vitesse, Gilles Bélanger, soutient que le travail technique effectué pour brancher ces communautés du Nord relève de l’exploit.

Le travail qui a été fait dans le Nord est impressionnant. J’ai une vision sur plusieurs projets qui se passent dans le sud du Québec, et je peux dire que vous [Réseau de communications Eeyou] avez été extrêmement agiles. Vous avez même battu des records dans certains cas. 370 kilomètres de dorsale, enfouie sans approvisionnement électrique, c’est quand même unique. Donc au niveau technologique, vous avez relevé des défis impressionnants, et je tiens à saluer ça , a affirmé le député d’Orford en conférence de presse.

Une avancée importante pour les municipalités

Récemment branchés à Internet haute vitesse grâce aux travaux menés par le Réseau de communications Eeyou, les villes de Matagami et Lebel-sur-Quévillon constatent déjà l’important apport de ce service dans la qualité de vie des citoyens.

Ce qu’on vivait avant, c’est beaucoup d'interruptions du signal. On avait une capacité d’environ 5 mégabits. Là on parle de 50 à 250, et on parle de fibre optique, donc ce n’est plus du tout du tout la même chose. Quand vous êtes dans une maison et que vous avez plusieurs appareils connectés en même temps, sur l’ancien réseau, ça ne fonctionnait pas. Là aujourd’hui, il n’y a aucun problème. On ne se pose plus la question à savoir s’il y aura des ralentissements. Pour nous, c’est d’arriver au 21e siècle , affirme le maire de Lebel-sur-Quévillon, Alain Poirier.

Alain Poirier devant l'hôtel de ville.

Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Alain Poirier (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Sur le plan économique, l’arrivée d’Internet haute vitesse comporte également d’importants avantages. Pour le maire de Matagami, René Dubé, l’accès à un service Internet haute vitesse peut contribuer à conserver et attirer des citoyens dans la région, avec la possibilité d’effectuer du télétravail.

Ça fait toute la différence pour les entreprises et nos résidents. Ça permet aussi la perspective de dire que tu peux rester à Matagami et travailler à partir de la maison, parce que tu as accès à un service réellement de haute qualité, un service très rapide qui répond aux besoins du milieu. À Matagami par exemple, il y en a qui travaillent à la mine et qui peuvent travailler de la maison en cette période de pandémie, parce qu’il y a un excellent service présentement pour nos résidents , note-t-il.

L'homme est assis à son bureau. Une tasse de café au couleur de la Ville est placé en évidence.

Le maire de Matagami, René Dubé, est en poste depuis l’élection 2005 (archives).

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Du côté de Lebel-sur-Quévillon, Alain Poirier estime qu’Internet haute vitesse permettra à la ville d’attirer de nouvelles entreprises et sera un excellent argument afin de convaincre celles déjà implantées d’y demeurer.

Au niveau de l’industrie, un réseau fort est très très important. Il y a des sièges sociaux qui ne sont pas dans notre coin, donc de pouvoir communiquer facilement avec Internet, ça aide énormément. Le plus bel exemple que je peux donner, on a le laboratoire ALS à Lebel-sur-Quévillon. C’est une firme qui est mondiale, donc avoir accès à un réseau Internet sûr et efficace, c’est primordial pour leur entreprise, soutient M. Poirier.

Selon René Dubé, également président de l'administration régionale Baie-James, le prochain défi d’importance pour la région sera de s’attaquer à l'enjeu de la couverture cellulaire.

C’est un des plus gros défis qu’on va avoir, qu’on travaille présentement, justement avec le réseau Eeyou. Qu’on parte d’Amos, pour monter jusqu’à Chisasibi ou Radisson, ou qu’on parte de Val-d’Or pour monter jusqu’à Mistissini, il faut être en mesure d’avoir un service cellulaire le long de la route de façon sécuritaire , déclare M. Dubé.

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