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La vente du Cirque du Soleil achevée, Daniel Lamarre reste temporairement en poste

Les nouveaux propriétaires sont un groupe mené par la firme torontoise Catalyst Capital Group.

Un artiste maquillé et costumé tient une ampoule sur sa tête.

Quelque 3500 employés du Cirque du Soleil ont été mis à pied cette année après l'annulation de 44 spectacles en raison de la pandémie de COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / Rick Rycroft

Le Groupe Cirque du Soleil est officiellement vendu à ses créanciers et émerge de la protection des tribunaux.

Les nouveaux propriétaires sont un groupe mené par la firme torontoise Catalyst Capital Group. Le Cirque du Soleil a confirmé la clôture de la transaction par voie de communiqué mardi après-midi.

Ainsi, Mitch Garber quitte la direction du conseil d'administration, comme il l'avait déjà annoncé. Il est remplacé par deux coprésidents, soit l'ancien patron de MGM Resorts International Jim Murren et le directeur général de Catalyst, Gabriel de Alba.

Quant au président et chef de la direction, Daniel Lamarre, il demeurera en poste afin de mettre de l'avant le plan de relance. Mon rôle n'a pas changé, mon rôle est le même, a-t-il assuré à Zone économique, mardi soir. Je suis commis auprès des nouveaux propriétaires d'aider l'équipe en place à créer de la valeur.

Cela dit, M. Lamarre dit vouloir favoriser une transition.

On a des équipes en place, on a des gens qui éventuellement pourront me succéder lorsque le jour sera venu, dit-il.

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Entrevue avec Daniel Lamarre

Incapable de générer des revenus après avoir annulé ses 44 spectacles à travers le monde en raison de la crise sanitaire, le Cirque s'est tourné vers la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies l'été dernier, ce qui a mené au licenciement de quelque 3500 employés.

En annonçant la nouvelle, le 29 juin, M. Lamarre avait du même souffle présenté une convention d'achat conclue avec les anciens actionnaires du groupe, soit la firme américaine TPG, la chinoise Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Insatisfaits, les créanciers ont par la suite déposé une offre subséquente, qui a été acceptée par le Cirque. Les nouveaux propriétaires se sont engagés à mettre jusqu'à 375 millions de dollars américains à la disposition du Groupe. Ils ont aussi promis de maintenir le siège social de l'entreprise à Montréal pendant cinq ans.

Questionné sur cet engagement par Gérald Fillion mardi, Daniel Lamarre s'est dit convaincu que le Cirque du Soleil est au Québec pour de bon. Car selon lui, la cité des arts du cirque est unique au monde.

Il n'y a pas un investisseur qui va vouloir quitter ce siège social unique, a assuré M. Lamarre. Parce que ce n'est pas uniquement un siège social : c'est des studios, c'est des ateliers de costume, c'est l'école de cirque qui est devant nos locaux, c'est la Tohu près de nous.

De l'argent pour les pigistes

En entrevue avec la chroniqueuse culturelle du 15-18 Catherine Richer, le PDG du Cirque du Soleil a également confirmé que les pigistes impayés membres du Regroupement des artisans des arts du cirque pourront récupérer jusqu'à 5 millions de dollars.

Une de mes obsessions ici, c'est les créateurs québécois, et on ne peut pas faire la défense des créateurs québécois si on ne les paie pas, a-t-il expliqué. Alors je me suis assuré que, dans la nouvelle transaction, ils seraient protégés. Et aujourd'hui, je suis très heureux de vous dire que ce sera le cas.

Avant la crise, environ 1200 personnes travaillaient au siège social de Montréal. Ils ne sont plus aujourd'hui qu'une poignée. Daniel Lamarre rêve de réembaucher tout le monde. Il n'exclut pas non plus de hisser à nouveau le chapiteau du Cirque du Soleil dans le Vieux-Port l'été prochain.

Je serai très déçu si, au printemps ou l'été prochain, on n'a pas nos studios remplis d'artistes qui vont répéter les spectacles que l'on doit reprendre.

Daniel Lamarre, PDG du Cirque du Soleil

Malgré la COVID-19, l'entreprise de divertissement réussit à maintenir certaines de ses activités avec des spectacles présentés à Hangzhou, en Chine, et à Riviera Maya, au Mexique.

Un contrôle de la pandémie à l'échelle mondiale permettrait d'envisager de retrouver, vers l'automne 2022, un volume d'affaires similaire à ce qui était observé avant l'arrivée du nouveau coronavirus.

À l'heure actuelle, quelque 185 employés de l'entreprise travaillent sur le plan de relance, alors que 500 autres, qui se trouvent essentiellement à Las Vegas et à Orlando – où le Cirque du Soleil présente normalement des spectacles de manière permanente – ont conservé leur lien d'emploi en vue de la saison 2021.

Avant la pandémie, le Cirque générait environ 85 % de son chiffre d'affaires par la vente de billets. La crise sanitaire a démontré la nécessité d'être en mesure de bonifier de 15 % à 20 % les recettes récoltées grâce aux activités numériques, comme la diffusion de contenu en ligne, a reconnu Daniel Lamarre, mardi.

Avec les informations de La Presse canadienne

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