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Agression sexuelle : 54 mois de prison pour un enseignant de Saint-Pierre-les-Becquets

Dany Aubry, la tête baissée, caché par ses cheveux, escorté par un policier dans le stationnement du palais de justice

Dany Aubry a comparu le 25 septembre 2018 au palais de justice de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dany Aubry, un ancien enseignant de l’école secondaire Les Seigneuries de Saint-Pierre-les-Becquets, passera les 54 prochains mois derrière les barreaux. Le verdict est tombé mardi matin.

L’homme avait plaidé coupable à quatre des huit chefs d'accusation portés contre lui, notamment pour agression sexuelle sur une personne d'âge mineur.

Les faits remontent à 2005 et se sont échelonnés sur une période de 10 mois. Nous sommes loin d’un acte isolé , a lancé le juge Simon Ricard au palais de justice de Trois-Rivières.

L’homme avait alors 42 ans et sa victime, une étudiante étrangère, n’était âgée que de 16 ans. Elle n’avait jamais eu de relations sexuelles avec quiconque avant ces épisodes qui l’ont traumatisée et qui l’ont menée à consulter un psychologue. Quinze ans plus tard, elle vit toujours avec des séquelles psychologiques.

Au moment d'enregistrer son plaidoyer de culpabilité en septembre dernier, Dany Aubry avait affirmé qu’il était autrefois amoureux de l’étudiante qu’il a agressée. Il lui avait demandé pardon, au palais de justice. Il souhaite désormais prendre part à une thérapie avec un sexologue.

Rappelons que dans cette cause, la Couronne demandait une peine de six ans de pénitencier alors que la Défense espérait un emprisonnement de 18 mois.

Inadéquat de faire preuve de clémence , selon le juge

Dans sa décision, le juge Ricard a tenu compte de plusieurs facteurs aggravants. La fréquence et la durée des agressions, l'absence de protection lors des relations et la grande vulnérabilité de la victime ont notamment convaincu le juge de rendre une lourde sanction.

Il est désormais inadéquat de faire preuve de clémence en raison du fait que le crime est commis à l’égard d’un adolescent ou d’une adolescente. Selon le plus haut tribunal du pays [la Cour suprême], ce fut trop souvent le cas par le passé , a-t-il dit.

Cependant, le magistrat a pris en considération les excuses de l’accusé, tout comme son absence d’antécédents judiciaires.

La Couronne satisfaite

En réaction mardi matin, le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamps-Laliberté, s’est montré très satisfait du jugement, même si la peine du juge est plus douce que celle qu’il avait demandée.

C’est une peine de longue durée, c’est une peine lourde, mais qui représente pleinement le degré de responsabilité que le délinquant avait, particulièrement lorsqu’il savait que les gestes qu’il faisait étaient illégaux et immoraux, mais qu’il a persisté à faire, particulièrement à l’égard d’une enfant , a déclaré Me Beauchamps-Laliberté.

L’avocat de l’accusé, Maurice Biron, s’est contenté de dire que le jugement était étoffé.

En plus de son emprisonnement, Dany Aubry devra, entre autres, respecter une interdiction de communiquer d’une façon ou d’une autre avec sa victime et devra être inscrit au Registre des délinquants sexuels à perpétuité.

D'après les informations de Sébastien St-Onge

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