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Le Manitoba affiche toujours un retard pour le traçage des cas de COVID-19

L'entrée d'un centre de dépistage avec des cônes orange, à Steinbach.

La province continue de souffrir de retards pour ce qui est du traçage des cas de COVID-19, mais a vu une amélioration depuis le mois d'octobre.

Photo : CBC/Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a toujours des retards, selon des professionnels de la santé, malgré l’affirmation du premier ministre que le traçage des cas de COVID-19 est efficace. Le Manitoba met souvent plusieurs jours après un test positif avant de communiquer avec les personnes atteintes de la maladie et les personnes qui sont entrées en contact avec elles.

Vendredi dernier, Brian Pallister a affirmé que les retards concernant le traçage des contacts dans la province étaient chose du passé.

Il n’y a aucun retard pour repérer les cas de COVID-19 et communiquer avec les personnes et leur cercle social, a affirmé le premier ministre dans une entrevue accordée à l’émission télévisuelle de Rosemary Barton sur les ondes de CBC dimanche dernier.

Cependant, l’accumulation de personnes non contactées atteintes de la maladie persiste toujours dans la province.

CBC/Radio-Canada a appris que des infirmières de la santé publique de la région sanitaire de Winnipeg enquêtaient sur des personnes déclarées infectées par la COVID-19 le 19 novembre, soit un retard de quatre jours lundi. Les infirmières multiplient les heures supplémentaires pour tenter de rattraper le retard dans le système de santé.

Ce retard de quatre jours représente malgré tout une amélioration, comparativement au mois d’octobre, où le traçage des cas prenait souvent plus d'une semaine.

Des retards importants

Un retard de 24 heures pour mettre la main sur quelqu'un dans un refuge [pour sans-abri] c'est un désastre, affirme une infirmière. CBC/Radio-Canada ne dévoile pas son nom pour limiter les répercussions potentielles pour cette personne.

Même son de cloche du côté de la présidente du syndicat des infirmières et des infirmiers du Manitoba, Darlene Jackson.

On entend qu’il y a un retard de quelques jours à cinq jours, dit-elle, en ajoutant que les infirmières travaillent les soirs et les fins de semaine pour remédier à la situation.

Je trouve cela très frustrant. Nous sommes déjà au huitième mois de la pandémie, déplore Darlene Jackson. À ses yeux, un tel retard ne devrait pas exister en ce moment.

Le Dr Brent Roussin, médecin hygiéniste en chef du Manitoba, descend les marches du Palais législatif à Winnipeg le 30 octobre 2020.

Le moment d’attente entre un cas déclaré positif de COVID-19 en laboratoire à la transmission de l’information à la santé publique affiche un retard important. Selon Brent Roussin, les appels effectués auprès des personnes atteintes de la maladie sont généralement effectués après 24 heures.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Le médecin hygiéniste en chef de la province, Brent Roussin, a expliqué, lundi, les étapes entourant le traçage de contacts, de l'identification du cas en laboratoire à la communication avec la santé publique. Presque toutes les personnes atteintes de la maladie sont contactées après 24 heures suivant la transmission de l’information à la santé publique, indique Brent Roussin.

Les étapes du traçage des cas

L'enquête sur les cas est l'une des trois étapes pour le traçage des personnes qui ont la maladie. À ce titre, la province emploie environ 170 personnes par jour, dont des infirmières de la santé publique et des professionnels de la Croix-Rouge canadienne.

La deuxième étape consiste à communiquer avec les personnes infectées ou exposées à la maladie, et la troisième consiste en un suivi avec les malades. Ce dernier est effectué par 43 employés et bénévoles de Contact Centre et du centre Deer Lodge, tous deux gérés par Soins communs Manitoba et l’Office régional de la santé de Winnipeg (ORSW).

Le ministre de la Santé, Cameron Friesen, promet une augmentation de 143 employés pour prêter main-forte au traçage des cas de COVID-19. L’infirmière qui a témoigné auprès de CBC/Radio-Canada estime que cette aide ne sera pas utile, à moins que les employés ne reçoivent une formation spécialisée.

Nous avons besoin de personnes formées et ayant des connaissances spécialisées pour procéder à l’identification des cas. C’est plus que seulement les appeler et leur dire qu’ils ont la COVID-19, explique-t-elle.

Nous effectuons des suivis médicaux et indiquons aux gens où ils peuvent aller si leurs symptômes s’aggravent. Nous travaillons avec des personnes défavorisées et des sans-abri. Il y a des choses que les infirmières savent, mais pas une personne dans un centre d’appels, conclut l’infirmière.

Avec des informations de Bartley Kives

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