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Rivière-du-Loup prépare son argumentaire pour conserver la traverse vers Saint-Siméon

Le Trans-Saint-Laurent est à quai à Rivière-du-Loup.

La traverse ne doit pas être déplacée à Cacouna, selon la mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet (archives).

Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

Radio-Canada

La Ville de Rivière-du-Loup mènera sa propre étude pour évaluer les retombées économiques et touristiques de la traverse Rivière-du-Loup–Saint-Siméon et l'impact de son possible déplacement vers Cacouna.

La Ville a embauché un économiste pour mettre à jour une étude de 1997 sur les retombées économiques du traversier pour les entreprises de la région de Rivière-du-Loup.

Selon la mairesse Sylvie Vignet, cette étude pourrait venir confirmer l'importance de garder le service à Rivière-du-Loup plutôt que de le transférer à Cacouna.

Il y a beaucoup d'éléments qu'il faut regarder qui font en sorte que nous croyons que cette traverse doit rester à Rivière-du-Loup, explique-t-elle.

La mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet

La mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Elle ajoute en avoir assez des différentes rumeurs entourant un éventuel transfert du service de traversier de Rivière-du-Loup vers Cacouna.

Depuis plusieurs mois, la Société des traversiers du Québec (STQ) analyse différents scénarios pour l’avenir du service. L’utilisation du port de Gros-Cacouna est envisagée, puisqu'elle permettrait de prolonger la saison de la traverse plus tard dans l’hiver, l’eau y étant plus profonde qu'à Rivière-du-Loup.

Parmi les options étudiées, il serait aussi possible de maintenir le service à Rivière-du-Loup, ou encore d'effectuer une partie de la saison au port actuel, et le reste à Cacouna.

Selon la mairesse Vignet, les gens d'affaires de sa ville n'ont pas besoin de cette incertitude alors qu'ils doivent déjà négocier avec les effets de la pandémie de la COVID-19.

Elle déplore aussi un climat lourd et pesant au sein de l’industrie du tourisme à Rivière-du-Loup.

L’insécurité au niveau touristique et commercial, cette année, c’est fort. On ne sait pas ce qui nous pend au bout du nez.

Sylvie Vignet, mairesse de Rivière-du-Loup

La mairesse soutient que la STQ doit prendre sa décision en analysant l'ensemble des facteurs reliés à la traverse et demande donc que la Société fasse des études socio-économiques et environnementales sur la question du déplacement de la traverse à Cacouna.

On ne peut pas juste s’arrêter à l’infrastructure, dit-elle.

La mairesse demande aussi à la STQ de rendre public le coût associé au déplacement de la traverse.

C’est le bateau, le problème

Sylvie Vignet affirme que le Saaremaa I n'est pas le bon bateau pour remplacer le Trans-Saint-Laurent, dont le contrat, qui lie son opérateur et la STQ, vient à échéance le 31 décembre 2022.

Ce n'est pas un bateau pour venir à Rivière-du-Loup, c’est un bateau qui a été choisi pour faire le remplacement du F.-A.-Gauthier, soutient-elle. Les conditions de Matane ne sont pas les mêmes.

Depuis le 23 novembre, le Saaremaa I a pris la relève du F.-A.-Gauthier, encore paralysé par des problèmes qui seraient reliés à ses propulseurs.

Le F.-A.-Gauthier et le Saaremaa au quai de Matane

Le Saaremaa prend la relève du F.-A.-Gauthier pour une période indéterminée.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Ça va pas bien avec le Saaremaa, ça va pas bien avec le F.-A.-Gauthier, ça ne va pas bien, point.

Sylvie Vignet, mairesse de Rivière-du-Loup

Québec temporise

En entrevue à Info-Réveil, la ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Marie-Eve Proulx, a indiqué que le gouvernement n’est pas encore prêt à se positionner.

Les intervenants travaillent à bien analyser toutes les options, affirme-t-elle. À partir du moment où on aura les résultats de ces analyses, une décision sera rendue.

La STQ n’a pas fixé d’échéancier au terme duquel il sera possible de connaître les résultats de ses analyses quant à l’avenir de la traverse.

Avec les informations de Patrick Bergeron

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