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COVID-19 : des parents retirent leurs enfants d’une école à Ottawa

Édifice de l'école et en avant-plan, une affiche où on peut lire le nom.

Certains parents ont décidé de retirer leurs enfants de l'École secondaire publique Omer-Deslauriers à la suite d'une éclosion de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

À la suite d'une éclosion de COVID-19 dans une école publique francophone d’Ottawa, certains parents menacent de retirer leurs enfants de l'établissement à moins qu'ils n'aient la certitude qu'il est sécuritaire d’y retourner.

Certains ont simplement décidé d'inscrire leur enfant à une autre école.

Seize élèves et un enseignant de l'École secondaire publique Omer-Deslauriers ont reçu un diagnostic positif de COVID-19, ce qui a forcé la fermeture de toutes les classes de 7e et 8e années le 4 novembre, et de trois autres classes dans les groupes supérieurs le 10 novembre.

Mercredi soir dernier, les parents ont été avisés que les enfants pourraient revenir le lendemain, mais le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) confirme qu'environ 40 % des élèves ne sont pas revenus immédiatement.

Cela a été très dramatique pour de très nombreuses familles, a déclaré Youcef Fouzar, un représentant des parents au conseil d'école.

Portrait de l'homme devant un édifice.

Youcef Fouzar siège au conseil des parents de l'École secondaire publique Omer-Deslauriers dans le quartier Fisher Glen d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

M. Fouzar a déclaré qu'environ une demi-douzaine de familles avaient inscrit leurs enfants dans une école d'un autre conseil. Il a dit que le conseil de parents exige du CEPEO des preuves que l'école sera sécuritaire et une meilleure communication avec les parents.

Problème de communauté, pas d'école

La directrice de l'éducation du CEPEO, Sylvie Tremblay, a déclaré que l'éclosion à l'école s'est produite parce que les taux de transmission de COVID-19 dans la communauté sont élevés.

Le plus souvent, quand il y a des cas dans une école, c'est à cause des comportements et des pratiques que les gens ont à l'extérieur de l'école.

Sylvie Tremblay, directrice de l'éducation du CEPEO

Mais les parents n'acceptent pas cette explication. Il n'y a eu aucun cas dans des établissements de conseils anglophones du même secteur, et seulement deux à l'école primaire catholique française voisine.

Les parents indiquent qu’il y a surpopulation dans deux salles de classe du baccalauréat international (BI) de 7e année, ce qui pourrait être en cause, selon eux.

Sylvie Tremblay sourit à la caméra.

Sylvie Tremblay est la directrice de l'éducation du CEPEO.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Le 21 octobre, l'école a éliminé l'une des trois classes du BI de 7e année, créant ainsi deux classes plus importantes de 28 et 29 élèves respectivement.

En Ontario, il n'y a pas de plafond quant au nombre d'enfants des classes de la 4e à la 8e année, seulement une moyenne maximale de 24,5 élèves pour chaque conseil scolaire. Les directives de santé publique précisent que les classes nombreuses doivent être installées dans des locaux permettant une distanciation physique adéquate.

Mme Tremblay a déclaré qu'un enquêteur de Santé publique Ottawa (SPO) n'avait suggéré que quelques ajustements à la configuration actuelle des classes à la suite de l'épidémie, y compris des diviseurs en plexiglas entre les bureaux. Ce changement a été retardé en raison de problèmes d'approvisionnement, a-t-elle déclaré.

Une élève très anxieuse

Idil Omar a déclaré que sa fille de 12 ans était rentrée à la maison après le premier jour de retour en classe très anxieuse par manque de distanciation physique. L’élève a dit à sa mère qu'elle pouvait tendre la main et toucher son camarade de classe le plus proche. Elle a aussi déclaré qu'il n'y avait pas de surveillance au dîner.

La fille d'Idil Omar fait partie des élèves qui ne sont pas encore retournés à l'école.

Je me sens très triste parce que je mets en péril l'éducation de ma fille, mais je préfère la garder en sécurité que de courir le risque de l'envoyer à l'école, a déclaré Mme Omar.

Sylvie Tremblay a mentionné qu'il y a toujours eu de la surveillance au dîner.

Une source au sein de l'Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO), le syndicat représentant les enseignants de l'école, a confirmé avoir reçu des plaintes en matière de santé et de sécurité concernant la COVID-19, mais a déclaré qu'elle ne pouvait pas discuter des détails du dossier pendant que le syndicat tente de résoudre les problèmes.

Plusieurs parents ont déclaré que des membres de leur famille avaient depuis contracté le virus et que les membres du conseil d'école estiment qu'une centaine de ménages ayant des liens avec l'école ont été mis en quarantaine.

Le président du conseil d'école, Yussuf Farah, a déclaré que, dans un cas, les deux parents étaient si malades qu'ils avaient du mal à s'occuper de leurs enfants.

Portrait de l'homme devant un édifice en briques brunes.

Yussuf Farah est le président du conseil des parents de l'École secondaire publique Omer-Deslauriers d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

J'espère que la communauté garde en mémoire ce qui est arrivé à ces familles, a déclaré M. Farah.

M. Fouzar s'est dit intéressé par la façon dont le conseil scolaire anglophone de Toronto, le Toronto District School Board, utilisait ses propres fonds pour limiter les classes de la 4e à la 8e année à 20 élèves dans les quartiers où la transmission du virus était plus élevée.

Il souhaite voir le CEPEO prendre des mesures similaires.

Avec les informations d'Amanda Pfeffer de CBC

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