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La Guignolée des médias craint des pertes de 60 000 $ en Outaouais

Pancarte avec des gens qui parlent à des automobilistes.

La traditionnelle collecte à l'extérieur n’aura pas lieu cette année. (Archives).

Photo : Radio-Canada / Sébastien St-Onge

Radio-Canada

En raison de la pandémie et des mesures sanitaires pour prévenir la propagation du virus, les responsables de la Guignolée des médias évaluent qu’il y aura des pertes d’environ 60 000 $ pour les organismes de l'Outaouais.

La traditionnelle collecte extérieure n’aura pas lieu. À elle seule, l'annulation de cette activité représente des pertes importantes.

La collecte permettait de remettre des denrées aux organismes, mais aussi de l’argent. Ces sommes permettaient aux organismes d'augmenter leurs productions, mais aussi de donner certains items pour faire la joie des familles pendant le temps des fêtes.

Pour combler la perte de plus de 60 000 $ qui est normalement récoltée aux intersections le jour de la grande collecte, un partenariat provincial avec La Ruche de Desjardins a été créé, indique l’organisation dans un communiqué.

En Outaouais, la Guignolée des Médias a un objectif de 25 000 $ qui sera doublé par Desjardins pour un total de 50 000 $ grâce à ce partenariat.

L’organisme invite la population à faire un don en argent, en ligne, sur le site web de la Guignolée. 

Des denrées seront aussi amassées dans les succursales des Provigo, Maxi, Via Capitale et dans les pharmacies Jean Coutu, et exceptionnellement cette année pendant une période d’un mois.

Ça changeait totalement mon temps des fêtes

Pour en avoir bénéficié toute mon enfance de denrées non périssables et de paniers de Noël, je me sens très touchée qu'on m’ait approchée pour parler de la grande guignolée, soutient Geneviève Everell propriétaire de Sushi à la maison et porte-parole de l’édition 2020 de la Guignolée des médias. 

Je me souviens quand j’étais toute petite et que je recevais la boîte de denrées non périssables à la maison, parce qu’on était dans des situations plus que précaires quand j’étais jeune, ça changeait totalement mon temps des fêtes.

Geneviève Everell, porte-parole de la Guignolée des médias
La femme porte des écouteurs pour une entrevue devant un micro.

Geneviève Everell est porte-parole de l'édition 2020 de la Guignolée des médias. (Archives)

Photo : Radio-Canada

La précarité alimentaire, ce n’est pas seulement des gens qui bénéficient d’aide sociale ou qui sont pauvres. Ça peut être votre voisin, vos amis qui travaillent tellement fort au quotidien et pour arriver, mais qui, à la fin du mois, a besoin d’aide alimentaire pour pouvoir se nourrir, conclut Mme Everell. 

Mme Everell recommande aussi de faire le don de produits d’hygiène. C’est très important, du savon, du shampoing, ça peut faire une plus grande différence qu’on peut penser.

Anne Mercier, de l’organisme la Mie de l’entraide du secteur Buckingham, a indiqué qu’en raison de la pandémie, son organisme avait reçu 62 nouvelles familles en 4 semaines.

Ça a triplé dans les premiers mois de la pandémie, ensuite il y a eu une petite descente cet été, mais ça revient en force, explique Mme Mercier.

On aimerait que nos gens puissent manger tous les jours, c'est difficile, la clientèle augmente sans arrêt, dit Mme Mercier. Juste les enfants, on en a 190 à tous les mois et ce n’est pas notre plus grosse clientèle. Notre plus grosse clientèle, c’est les personnes âgées, personnes seules, c’est un fléau.

Malgré l’instabilité financière due à la pandémie, Mme Mercier soutient que les gens continuent d’être généreux et elle s’en réjouit.

L'édition 2020 de la Guignolée des médias se déroule du 24 novembre au 24 décembre.

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