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Le maire de Pierreville est en paix avec sa démission

L'homme qui regarde l'objectif pour une photo.

Éric Deschesneaux a défait le maire sortant André Descôteaux en récoltant 57 % des voix en novembre 2017.

Photo : Facebook/Eric Descheneaux Maire de Pierreville

Radio-Canada

Tout juste de retour de vacances, le maire de Pierreville, Éric Deschenaux, se dit en paix avec la décision qu’il a prise la semaine dernière de donner sa démission et de mettre une croix sur la politique municipale. L’homme affirme être las de faire face à la méchanceté, voire aux propos homophobes de la part de certains de ses concitoyens, un groupuscule qui prenait 90% de son énergie, dit-il.

La décision n’a pas été facile, mais je suis en paix, a-t-il noté au micro de Marie-Claude Julien mardi matin dans une première entrevue officielle depuis sa démission.

Depuis l’élection en 2017, malheureusement, certains groupes n’ont pas accepté la défaite. Depuis trois ans, je vis avec des allégations, des commentaires négatifs ou des menaces à mots couverts.

Éric Descheneaux, maire démissionnaire de Pierreville

M. Deschenaux souligne que depuis le début de la pandémie, il observait une charge émotionnelle plus grande au sein de la population, et aussi du côté des élus. Après avoir mis l'épaule à la roue pour écouter et appuyer les citoyens, œuvré auprès des entrepreneurs locaux et veiller au développement économique dans le contexte, il a décidé de prendre une semaine de vacances à l'extérieur. Or, il souligne que les critiques ont alors repris de plus belle.

Le maire de Pierreville a fait face à bon nombre de jugements et des propos homophobes se sont ajoutés. Certains résidents se sont portés à ma défense et ça a dégénéré, explique-t-il, ajoutant que le contexte s’est envenimé jusqu’aux menaces de représailles physiques à l’endroit de certains de ses supporteurs.

J’ai dit c'est assez, relate-t-il. Le maire démissionnaire précise que pour l’entourage des personnalités publiques qui font face à ce type de comportement, la situation est difficile aussi. Avec mon conjoint, j’ai décidé que ça s'arrête.

Don de soi

Éric Descheneaux trouve regrettable que ce genre de comportements de la part d'une minorité de citoyens poussent des gens de qualité à mettre de côté leur implication sur la scène municipale.

Être élu, c'est un don de soi, on fait ça parce qu’on tient à cœur notre village, dit-il, ajoutant que le salaire d’un maire à Pierreville est de 14 000$. J'aime mon coin et je trouve ça navrant, dit-il. Il y a des gens de qualité qui veulent peut-être s'investir et ça ne donne pas le goût. Je suis un peu inquiet pour la démocratie municipale pour les années à venir.

Une affiche où on peut lire municipalité de Pierreville.

Environ 2000 personnes habitent dans la Municipalité de Pierreville, située dans la MRC de Nicolet-Yamaska.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Il note que plusieurs maires tombent au combat, si bien qu’il aimerait s'associer à d’autres pour faire évoluer les choses et s'assurer que l’intégrité des élus soit respectée. Il faut faire une rétrospection et voir ce qu’on veut comme futur sur la scène municipale.

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