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Les appareils électroniques de Meng Wanzhou au coeur des audiences lundi

Meng Wanzhou.

Mme Meng quitte sa résidence le lundi 23 novembre pour se rendre à la Cour suprême de la Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Marissa Tiel

La Presse canadienne

Le policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui a saisi les appareils électroniques de Meng Wanzhou le jour de son arrestation à l'aéroport de Vancouver, il y a deux ans, a déclaré lundi que jamais des organisations étrangères ne lui ont demandé d'obtenir les codes d'accès de ses appareils ou de les fouiller.

L'agent Gurvinder Dhaliwal, de la GRC, a soutenu devant le tribunal que les responsables américains avaient demandé que les appareils de la dirigeante de Huawei soient saisis et placés dans des sacs spéciaux afin d'empêcher qu'ils soient effacés à distance - une demande raisonnable, selon lui.

Mme Meng a été formellement arrêtée à l'aéroport de Vancouver en décembre 2018, près de trois heures après sa descente d'avion et le début de son interrogatoire par les douaniers de l'Agence des services frontaliers du Canada.

Lors d'une audience pour déterminer l'admissibilité future de certaines preuves, lundi en Cour suprême de Colombie-Britannique, le policier Dhaliwal a soutenu qu'il n'avait jamais demandé aux agents des services frontaliers d'obtenir les codes d'accès ou de poser des questions particulières lors de l'interrogatoire de Mme Meng pour des questions d'immigration, à l'aéroport de Vancouver.

Mme Meng est accusée de fraude aux États-Unis, dans une affaire liée aux sanctions américaines contre l'Iran. La dirigeante du géant de la technologie Huawei et l'entreprise chinoise nient les allégations américaines.

Les avocats de Meng Wanshou colligent des renseignements qui, espèrent-ils, étayeront leur thèse selon laquelle des agents canadiens ont recueilli de façon inappropriée des preuves à l'aéroport, sous le couvert d'un examen de routine à la frontière.

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