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Vaccination contre la COVID-19 : le Canada doit prioriser les populations vulnérables

Selon la Dre Liu, une campagne de vaccination nécessite « beaucoup de travail en amont ».

Joanne Liu

Joanne Liu, pédiatre à l'hôpital Sainte-Justine de Montréal

Photo : Avanti Groupe

Radio-Canada

Le Québec et le Canada ont « suffisamment le temps » pour se préparer pour la future campagne de vaccination contre la COVID-19, selon la Dre Joanne Liu, ancienne présidente de Médecins sans frontières, en entrevue au Téléjournal Grand Montréal.

Il est toutefois important que les autorités communiquent clairement leur stratégie vaccinale pour qu’il y ait une adhésion effective de la population.

Certains groupes de la population seront à prioriser, selon la pédiatre-urgentologue de l’Hôpital Sainte-Justine. Pour ce faire, elle recommande la démarche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui donne la priorité au personnel de la santé de première ligne, les personnes âgées, les personnes qui ont des comorbidités et les populations plus vulnérables comme les Premières Nations, qui vivent dans un certain contexte.

Si on veut avoir un système de santé qui fonctionne, il faut être capable de vacciner les gens qui prennent soin des gens malades.

Dre Joanne Liu, pédiatre-urgentologue à l’Hôpital Sainte-Justine

C’est d'ailleurs la stratégie qui a été appliquée en Afrique de l’Ouest, souligne-t-elle. On avait très peu de vaccins contre l’Ebola, on a protégé notre personnel soignant dans un premier temps.

Selon la Dre Liu, une campagne de vaccination nécessite beaucoup de travail en amont. C’est une question de logistique et de ressources humaines, précise-t-elle.

Il faut ainsi éviter l’improvisation et avoir un coordonnateur de la campagne vaccinale qui est habitué à ce genre d’opération.

Le coordonnateur devra orchestrer et organiser plusieurs aspects de la campagne comme gérer la chaîne de froid, gérer des gens, ajoute-t-elle, en soulignant qu’il faudra s’assurer de la distanciation physique, assurer le suivi des gens.

Évoquant les personnes qui sont réticentes aux vaccins, la Dre Liu estime qu’il ne faut pas les diaboliser. Il faut leur expliquer et trouver un terrain d’entente, dit-elle.

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