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Visite secrète de Nétanyahou en Arabie saoudite

Le lendemain, les rebelles houthis ont lancé un missile contre un site d’Aramco, en Arabie saoudite.

Montage des images du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

Mohammed ben Salmane et Benyamin Nétanyahou se seraient rencontrés dans la plus grande discrétion.

Photo : Reuters / RONEN ZVULUN

Radio-Canada

Bien que l’Arabie saoudite le démente, plusieurs médias israéliens affirment que le premier ministre israélien s’est rendu dans la ville saoudienne de Neom, au bord de la mer Rouge, pour rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane.

M. Nétanyahou aurait effectué une visite secrète dimanche, en compagnie du chef du Mossad, Yossi Cohen. La nouvelle a été confirmée par l’Inspection militaire israélienne, qui a affirmé à la radio que les deux hommes ont effectué le voyage à bord d’un avion privé.

La rencontre a eu lieu en présence du secrétaire d’État américain Mike Pompeo, qui effectue sa tournée d’adieu dans la région.

De son côté, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a soutenu lundi sur Twitter qu'aucune réunion de ce type n'a eu lieu. Les seuls responsables présents étaient américains et saoudiens, a-t-il assuré.

Interrogé lundi au Parlement par un membre de son parti lui ayant dit : Monsieur le Premier Ministre, nous avons entendu dire que vous aviez fait une visite en Arabie saoudite, M. Nétanyahou a rétorqué, sans nier : Êtes-vous sérieux? Je n'ai jamais commenté ce genre de choses.

Le Wall Street Journal, citant de hauts responsables gouvernementaux saoudiens, affirme que le prince saoudien avait donné son accord pour la divulgation de la rencontre dans le but de jauger les réactions aussi bien en Arabie saoudite que dans le reste du monde arabe et musulman.

Toujours selon le journal américain, les discussions entre les deux dirigeants ont tourné autour de la normalisation des relations entre leurs pays et de la menace iranienne.

Le 15 septembre dernier, Israël, les Émirats arabes unis et le Bahreïn ont signé un accord, parrainé par le président Donald Trump, établissant entre eux les relations diplomatiques, commerciales et sécuritaires.

Auparavant, le premier ministre israélien avait fait état de rencontres non médiatisées avec d’autres leaders de pays arabes et musulmans pour la normalisation de leurs relations avec Israël.

Un missile contre un site d’Aramco

Par ailleurs, les rebelles yéménites houthis ont annoncé avoir tiré un missile lundi contre un site du géant pétrolier Saudi Aramco à Djeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, ce qui a déclenché un incendie.

Une explosion s'est produite à la suite d'une attaque terroriste menée à l'aide d'un projectile, provoquant un feu dans un réservoir de pétrole au terminal de distribution de produits pétroliers dans le nord de Djeddah, a indiqué lundi soir le ministère saoudien de l'Énergie dans un communiqué.

Le ministère a assuré que les livraisons d'Aramco ne seraient pas touchées par cet acte de terrorisme et de sabotage.

Selon le communiqué des rebelles houthis, cette attaque a été menée en représailles à l'agression continue contre la population yéménite par l'Arabie saoudite, qui dirige une coalition militaire depuis 2015 en soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

La coalition a souligné dans un communiqué que les rebelles houthis étaient impliqués dans cette lâche attaque terroriste, qui ne cible pas les capacités nationales du royaume, mais plutôt le nerf de l'économie mondiale et son approvisionnement ainsi que la sécurité énergétique mondiale.

Les Houthis ont adressé une mise en garde aux sociétés étrangères mènent des activités en Arabie saoudite et les ont incitées à éviter les installations cruciales pouvant être visées.

Le conflit au Yémen a débuté en 2014 avec la prise par les rebelles de la capitale Sanaa, puis d'une grande partie du nord du pays. Il a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, surtout des civils, et des millions de déplacés.

Avec les informations de Agence France-Presse, Al Jazeera, et Wall Street Journal

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