•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des enseignants d'histoire demandent l'annulation de l'épreuve unique de 4e secondaire

Le retard accumulé en raison de la pandémie ne pourra pas être rattrapé d'ici le mois de mai, selon eux.

Des élèves masqués sont assis à distance les uns des autres.

Les examens de fin d'année seront peut-être différents dans les écoles secondaires du Québec en 2021.

Photo : iStock

Les élèves inscrits au cours d'Histoire du Québec et du Canada ne seront pas en mesure d'atteindre les objectifs d'apprentissage fixés par le gouvernement, préviennent une centaine d'enseignants, qui demandent au ministre de l'Éducation Jean-François Roberge de renoncer à imposer aux écoles une épreuve uniforme de fin d'année.

Ce cours de quatrième secondaire a subi une cure de jeunesse il y a quelques années, avec l'implantation d'un nouveau programme en 2016-2017. Depuis, une épreuve d'appoint est fournie par le ministère. Les enseignants ont le choix de la soumettre telle quelle à leurs élèves ou de concocter leur propre contrôle de fin d'année.

L'examen ministériel obligatoire – qui doit normalement compter pour 50 % de la note finale des élèves – devait être de retour en mai 2020, mais il a été annulé en raison de la pandémie de COVID-19.

En théorie, l'épreuve uniforme devrait donc être de retour au printemps 2021. Or, un collectif d'enseignants demande au ministre Roberge de la reporter, une fois de plus.

Dans une lettre publiée lundi, (Nouvelle fenêtre) les signataires lui proposent plutôt de maintenir le statu quo pour permettre aux enseignants qui le souhaitent de continuer de préparer leurs propres examens en fonction de leur enseignement et de leur réalité.

Les élèves ont pris du retard à cause de la pandémie, expliquent-ils, et il serait impossible de rattraper celui-ci pour couvrir toute la matière devant faire partie de l'examen ministériel.

L'épreuve unique, on remettra ça une fois la pandémie passée, en 2022 espérons-le.

Extrait de la lettre des enseignants au ministre Roberge

Ladite missive est signée par 112 enseignants du cours d'Histoire du Québec et du Canada, avec l'appui de 46 autres enseignants en univers social, tous niveaux confondus.

Son auteur Jimmy Grenier, de l'École Pointe-Lévy, située à Lévis, demande au ministre de réfléchir, sans pour autant se prononcer sur la forme exacte que devrait prendre l'évaluation de fin d'année.

Est-ce que ça devrait être une épreuve raccourcie; une épreuve plus légère; une épreuve, par exemple, où certains contenus ne seraient pas dedans; ou tout simplement une épreuve complète, mais qui n'aurait pas la valeur de 50 % de l'année? demande-t-il.

Réexaminer les examens

À la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), la présidente Josée Scalabrini demande aussi à Québec de repenser tous les examens de fin d'année du ministère.

On [ne sera] pas capables d'y aller avec des examens ministériels tels qu'on les connaissait dans le passé, estime la syndicaliste. Mais si jamais on allait de ce côté-là, il faudrait qu'ils soient grandement allégés, ajoute-t-elle.

On ne peut pas penser à une évaluation régulière quand on est en train de vivre une année qui n'a rien de régulier.

Josée Scalabrini, présidente de la FSE-CSQ

De manière générale, les enseignants craignent que plusieurs élèves se retrouvent en situation d'échec si Québec ne revoit pas sa façon de les évaluer en fin d'année.

Il donne une conférence de presse.

Le ministre de l'Éducation Jean-Francois Roberge

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Dans une réaction transmise par courriel à Radio-Canada lundi, le cabinet du ministre Roberge a tenu à rappeler qu'il avait déjà annoncé des ajustements à la passation des examens ministériels 2020-2021 pour les élèves du primaire et du premier cycle du secondaire.

Ces allégements ont été mis en place de manière exceptionnelle cette année, après consultation des acteurs du réseau, souligne-t-il.

Or, les examens ministériels de secondaire 4 et 5 [y compris l’épreuve d’Histoire] sont dans une catégorie à part, selon le cabinet.

Aussi, le ministre a toujours l’intention de maintenir ces tests, mais il n’a pas encore arrêté sa décision sur la manière de faire les ajustements nécessaires, en tenant compte de la situation actuelle, précise-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !