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Participer ou non au réveillon de Noël? Un psychologue émet quelques conseils

Du 24 au 27 décembre, la santé publique recommande 2 rassemblements par famille avec un maximum de 10 personnes

photo générique - décorations de Noël extérieures illuminées

Il faudra répondre à beaucoup de questions avant de recevoir des invités à la maison à Noël cette année.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cloutier

L’annonce du gouvernement Legault de permettre les rassemblements durant le temps des Fêtes, sous plusieurs conditions, soulève son lot de questions pour les familles québécoises. Dois-je inviter des gens qui respectent peu les consignes? Puis-je refuser une invitation? Un psychologue explique qu'il faudra faire preuve de prudence et de compassion.

La santé publique se penche sur un guide pour bien recevoir en temps de pandémie, mais pendant ce temps, plusieurs invitations pour des partys de Noël sont déjà envoyées.

En entrevue à l’émission C’est encore mieux l’après-midi, le psychologue Marc-André Dufour rappelle, sourire en coin, que la littérature scientifique sur Noël à l’ère de la COVID-19 est bien mince.

Aux parents qui se demandent comment gérer les rassemblements familiaux, aux grands-parents qui s’inquiètent d’être infectés, il dit : fiez-vous aux faits et faites preuve de prudence.

Le temps des Fêtes, c’est déjà un moment durant lequel il faut se mettre dans un esprit de compassion et de respect. On devra faire preuve de sensibilité, et être à l’écoute des besoins de chacun, mentionne celui qui est aussi l’auteur du livre Se donner le droit d’être malheureux.

Une vieille dame reçoit un cadeau devant un sapin.

Lundi, Radio-Canada a dévoilé que résidents des CHSLD pourront eux aussi participer aux fêtes de famille, en respectant les consignes.

Photo : getty images/istockphoto / EllenaZ

Le psychologue admet qu’il peut être difficile d’apprendre que les grands-parents refusent notre invitation. Mais il faut se fier aux faits. Ils veulent se protéger. Ils estiment qu’il vaut mieux manquer un Noël que de tomber malade, et peut-être risquer de ne plus être là, après.

Le Regroupement québécois des résidences pour aînés croit lui aussi qu'il faudra être très attentif aux décisions des personnes plus vulnérables face à la COVID-19. Cette permission de se voir à Noël est une bouffée d'air frais. Il ne faudra surtout pas infantiliser ou surprotéger les personnes aînées. Par contre, celles qui décident de rester isoler, c'est leur décision. Ça appartient à chacun, conseille le président Yves Desjardins.

Il va y avoir des compromis

À l’instar de la santé publique, le psychologue Marc-André Dufour réitère que les familles et les Québécois en général devront faire des compromis pour célébrer Noël cette année.

Si on connaît des gens qui préfèrent s’isoler, il faut absolument respecter ça. De toute façon, il est clair qu’on ne pourra pas voir tout le monde, précise-t-il, faisant référence au fait qu’il est recommandé de participer à 2 rassemblements de 10 personnes maximum du 24 au 27 décembre.

Pour aider la population à jongler avec ces compromis, le ministère de la Santé et des Services sociaux souligne qu’un guide sera transmis à la population contenant des règles sanitaires claires pour le bon déroulement des retrouvailles du temps des Fêtes. Le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, a déjà indiqué que le masque devrait être porté dans les chaumières durant Noël.

Un homme parle au micro en studio radio.

Le psychologue Marc-André Dufour

Photo : Radio-Canada / Tifa Bourjouane

M. Dufour précise qu’on peut demander à nos proches pourquoi ils refusent une invitation, mais qu’il ne faut pas que ça devienne un tribunal. Noël c’est l'amour, c’est le respect mutuel, ce le sera cette année aussi, mais il ne faut pas oublier qu’avant la pandémie aussi, on avait le droit de refuser des invitations, fait-il valoir.

L’important, d’après le psychologue, est de se montrer compréhensif, même si on aurait tous aimé pouvoir se rassembler comme avant.

Lundi, Santé Canada a fait paraître ses recommandations pour Noël. Le ministère fédéral considère que les réunions ou les célébrations en personne avec des gens qui ne font pas partie d'un même ménage sont des activités à risque élevé.

Faire preuve de prudence

Quand viendra le temps d’organiser les festivités du temps des Fêtes, le psychologue Marc-André Dufour admet qu’il faudra faire des choix. Doit-on accepter un invité si on sait très bien qu’il ne suit pas les consignes sanitaires? M. Dufour répond que la notion de compromis ne sera pas comprise par tout le monde de la même façon.

Si on a à se tromper, c’est toujours mieux du côté de la prudence, dit-il. Il ne faut pas tomber dans les accusations et la victimisation, par contre. On doit aussi gérer nos propres émotions et s'écouter.

Une famille trinque en ligne avec des proches à l'occasion de la fête de Noël.

Des familles vont opter pour des rassemblements du temps des Fêtes virtuels, avec leurs proches.

Photo : iStock

C’est aussi dans cet esprit que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a fait sa déclaration lundi, le tout rapporté par l'Agence France-Presse.

L'OMS indique qu'un Noël en petit comité, sans grande réunion de famille, est sans doute la meilleure option en ces temps de pandémie pour la majorité des pays.

C’est incroyablement difficile parce que, particulièrement pendant la période des fêtes, nous voulons vraiment être avec notre famille. Mais dans certains cas, ne pas avoir de réunion de famille est l’option la plus sûre, a insisté Maria Van Kerkhove, responsable de la gestion de la pandémie à l’OMS.

Avec des informations de Guillaume Dumas et Camille Simard

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