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Le silence de Jason Kenney au sujet de la COVID-19 critiqué

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Jason Kenney.

Le reportage de Mathieu Gohier

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

La chef néo-démocrate Rachel Notley critique le premier ministre albertain, Jason Kenney, pour son silence en ce qui concerne la pandémie de COVID-19. Ce dernier n’a fait aucune déclaration publique, virtuelle ou en personne, sur la pandémie depuis l’annonce de certaines restrictions, le 12 novembre.

Jason Kenney s’est placé en isolement après avoir été en contact avec une personne infectée par la COVID-19. Le lundi 23 novembre est son dernier jour d’isolement.

Mme Notley se demande ce que fait le premier ministre alors que les morts et les nouveaux cas de COVID-19 se multiplient en Alberta.

Nous sommes paralysés par le manque d’information publiée par le gouvernement albertain, mais nous devons prendre des mesures claires pour contrôler la propagation du virus, déclare Rachel Notley. Nous devons considérer différentes versions d’un confinement.

Le Nouveau Parti démocratique a présenté une motion pour réclamer un débat d’urgence à l’Assemblée législative, puis l’a retirée lorsque le chef parlementaire du gouvernement a proposé sa propre motion sur le même sujet qui doit être débattue lundi soir.

Selon le politologue Frédéric Boily, du Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta, le silence du premier ministre est problématique : C’est une stratégie très atypique de rester autant en retrait.

Le problème, c’est que cette stratégie de laissez-faire soit perçue comme une négation du problème de la COVID-19.

Frédéric Boily, politologue au Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta

Une partie de la population pourrait penser que du côté du gouvernement et du premier ministre, on semble être dans une attitude de je-m'en-foutisme qui est très dangereuse. Je pense qu'on est à cette frontière-là présentement, croit Frédéric Boily.

Pas assez de mesures, selon une majorité d'Albertains

Un sondage de l’Institut Think HQ démontre que 51 % de la population albertaine pensent que les mesures en place ne vont pas assez loin, contre 13 % qui croient qu’elles vont trop loin et 29 % qui croient qu’elles sont justes.

De plus, 81 % des Albertains sont en accord avec l'imposition du masque dans les espaces publics intérieurs, contre 16 % qui s’y opposent.

Méthodologie

Ce sondage a été réalisé en ligne auprès de 1126 personnes entre le 18 et 21 novembre. L'institut Think HQ estime qu'un sondage probabiliste comparable aurait une marge d'erreur de +/- 2,9 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Depuis des semaines, Jason Kenney et son gouvernement refusent l’idée d’un nouveau confinement en Alberta. Le politologue Frédéric Boily croit qu’il doit être plus présent et flexible, comme son homologue ontarien, Doug Ford. Son étoile a pâli un peu ces dernières semaines, mais, au début de la pandémie, Doug Ford a changé d’attitude. On voyait en lui un chef d’État qui s’élevait au-dessus de la mêlée, affirme M. Boily.

On dirait parfois que Jason Kenney ne veut pas s’élever au-dessus de la mêlée, dit-il. Je comprends qu’il fait certains calculs partisans et qu’il ne veut pas s’aliéner sa base, mais, quand on gouverne, il faut pouvoir accélérer les choses et changer de cap.

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