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Mort de Thomas Ratté : une famille qui souffre, un chauffard repentant

Photo de Thomas Ratté.

Thomas Ratté, 17 ans, a été happé mortellement par une camionnette sur l'avenue du Bourg-Royal, à Charlesbourg.

Photo : Photo fournie par la famille

La famille de Thomas Ratté, mort happé à 17 ans par Keven St-Hilaire alors qu'il conduisait en état d'ébriété en mars 2018, a témoigné lors des observations sur la peine lundi au palais de justice de Québec.

La vie de Thomas Ratté s'est arrêtée, le 23 mars 2018, fauchée par un conducteur en état d'ébriété. Il avait 17 ans.

Les observations sur la peine ont donné lieu à des témoignages bouleversants des proches de Thomas, lundi.

Ses parents et ses deux soeurs ont raconté avec émotion le grand vide laissé par son départ, survenu beaucoup trop tôt, selon eux.

Il n'y a pas de mot pour exprimer ma souffrance.

Odette Lachance, mère de Thomas

Benoit Ratté parle de son coeur handicapé par la perte de son fils.

La soeur de Thomas, Marilou, attend un enfant. Mon fils ne connaîtra jamais l'humain incroyable qu'était son oncle , a-t-elle mentionné.

L'autre soeur de Thomas, Rachel, a le coeur gros d'avoir perdu son protégé, son trésor.

Joie de vivre

En plus des membres de sa famille, la petite amie de Thomas au moment du drame a aussi tenu à témoigner. Elle avait 16 ans lorsque la camionnette de St-Hilaire a percuté Thomas, devant ses yeux, sur l'avenue du Bourg-Royal.

De voir une vie se faire enlever, comme ça, c'est la pire image que je pouvais avoir, souffle Camélia Lopez.

Maintenant âgée de 19 ans, elle dit encore entendre le bruit de l'impact dans sa tête.

Tous les proches de Thomas ont souligné sa joie de vivre et le bonheur qu'il apportait, partout où il passait.

Je prends le blâme et je m'excuse

Les yeux rougis par l'émotion, Keven St-Hilaire a écouté les témoignages en retenant ses larmes.

Prenant la parole à son tour, Kevin St-Hilaire s'est dit énormément désolé. Je prends le blâme et je m'excuse, affirme le menuisier de 32 ans.

Sans antécédent judiciaire avant cet événement, il entend démontrer qu'il n'est pas une mauvaise personne.

Il dit vouloir redonner à la société, lorsqu'il aura purgé sa peine de détention, en offrant son temps pour des services de raccompagnement, par exemple.

Keven St-Hilaire au palais de justice de Québec.

Keven St-Hilaire au palais de justice de Québec, en 2018

Photo : Radio-Canada

Une décision le mois prochain

Le juge Jean-Louis Lemay prononcera la peine de Keven St-Hilaire le mois prochain.

La poursuite réclame 3 ans de prison, alors que la défense suggère une peine de 18 mois.

Le procureur du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Michel Bérubé, a insisté sur le taux d'alcoolémie élevé de St-Hilaire lors du drame, soit à presque deux fois la limite permise.

Me Bérubé a aussi souligné que deux personnes ont tenté de convaincre St-Hilaire de ne pas conduire avant qu'il quitte le bar le Dooly's des promenades Beauport.

L'avocat de la défense, Me Rénald Beaudry, estime pour sa part que son client ne mérite pas d'aller au pénitencier. Il motive sa proposition d'une peine de moins de deux ans par la collaboration de St-Hilaire dès son arrestation et que le risque de récidive est peu probable dans son cas.

Tout ceci aurait pu être évité, a dit le père de Thomas, lors de son témoignage.

Je laisse la société décider du prix à payer pour la vie de mon fils, a ajouté Benoit Ratté.

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