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Pourquoi Surrey est-elle si touchée par la COVID-19?

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Des voitures circulent sur une artère de Surrey.

La ville de Surrey est particulièrement touchée par la deuxième vague de COVID-19.

Photo : Radio-Canada

La deuxième vague de l’épidémie de coronavirus qui frappe actuellement la Colombie-Britannique touche surtout Vancouver et ses banlieues, en particulier Surrey.

Depuis le début de la pandémie, la seconde municipalité la plus peuplée de la province a recensé environ un tiers des cas confirmés de COVID-19, alors qu’elle compte environ 10 % de la population britanno-colombienne.

Selon la santé publique, plusieurs facteurs expliquent que la transmission du virus y soit plus importante qu’ailleurs.

Beaucoup de travailleurs essentiels

D’abord, de nombreux résidents de Surrey sont des travailleurs essentiels, c’est-à-dire qu’ils occupent des emplois cruciaux dont les tâches ne peuvent être effectuées en télétravail.

Beaucoup de ces travailleurs sont issus de communautés culturelles très présentes dans cette ville, où le coût de la vie est moins élevé qu’à Vancouver. Surrey compte une population importante de Canadiens d’origine indienne et philippine, entre autres.

Ils font rouler nos usines de transformation des aliments, ils conduisent les camions, ils travaillent dans le milieu de la santé, a affirmé la semaine dernière la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry.

De plus, les maisons multifamiliales et intergénérationnelles, plus nombreuses à Surrey que dans les villes voisines, favorisent la transmission et compliquent l'isolement en cas d'exposition ou d'infection à la COVID-19.

Et des événements comme des mariages et des funérailles ont eux aussi mené à une hausse des infections cet été et cet automne.

La barrière de la langue, un autre facteur?

Certaines personnes âgées issues de différentes communautés comprennent mal l'anglais, ajoute pour sa part un étudiant en médecine, Sukhmeet Sachal, qui réside et a grandi à Surrey.

La Régie de santé du Fraser publie un certain nombre d’informations en plusieurs langues, dont le pendjabi, l’hindi et le tagalog.

Mais le jeune homme de 26 ans, de confession sikhe, explique avoir constaté, lors d’une visite dans un temple, que ce n’était pas suffisant et que de nombreuses personnes âgées ne portaient pas de masque et ne respectaient pas la distanciation physique.

Sukhmeet Sachal, qui porte un turban sikh, regarde la caméra.

L'étudiant en médecine Sukhmeet Sachal a mis sur pied une initiative de sensibilisation aux mesures sanitaires dans un temple sikh de Surrey.

Photo : Radio-Canada

En septembre, grâce à une bourse de la fondation Clinton et avec l’appui de la régie de santé, il a mis sur pied une équipe de bénévoles qui se sont rendus chaque fin de semaine pendant deux mois au principal temple sikh de Surrey, le gurdwara Guru Nanak Sikh.

Ils y ont fait la promotion du port du masque, du lavage de main et de l'éloignement physique en pendjabi, jusqu’à ce que le temple ferme la semaine dernière en raison d’une ordonnance de la santé publique provinciale.

Pendant ces deux mois, on a vu une augmentation spectaculaire de la quantité de gens qui suivent les protocoles sanitaires, affirme Sukhmeet Sachal. Les gens ont repris les messages que nous leur enseignions à la Gurdwara et les diffusent dans leur communauté ou leur maison.

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Pourquoi Surrey est-elle si touchée par la COVID-19

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