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« Je n’ai pas exercé mon métier depuis le 12 mars dernier » – Magalie Lépine-Blondeau

De passage à Tout le monde en parle, la comédienne a révélé avoir souffert de la pandémie, qui a forcé l’annulation de tous ses projets de l’année.

Vêtue d'un chandail marine, la comédienne sourit et regarde sur le côté.

Magalie Lépine-Blondeau lors de son passage à « Tout le monde en parle » du 22 novembre 2020 pour parler de la série documentaire sur le vin « Supernaturel ».

Photo : Radio-Canada / Karine Dufour

Radio-Canada

L’agenda de Magalie Lépine-Blondeau était plein pour l’année 2020, mais la pandémie l’a vidé du jour au lendemain, comme pour bien des artistes et d’autres personnes. Dimanche soir, en entrevue à Tout le monde parle pour parler d’une série documentaire tournée avant la pandémie, elle a avoué avoir vécu des moments sombres durant cette période d’arrêt obligé.

L'année 2020 devait en être une grosse, professionnellement parlant, pour la comédienne. Elle était de la distribution de la pièce de théâtre Mademoiselle Julie, annulée en mars. Elle devait aussi tourner une série dans laquelle elle incarne une sexologue, mais le tournage a été reporté.

Quand l’animateur Guy A. Lepage a demandé à Magalie Lépine-Blondeau si elle s’ennuyait de District 31(dont le tournage a repris en juillet dernier) et de son rôle de Nadine Legrand, morte au début de la deuxième saison de la populaire série policière, la comédienne a ri. J’ai essayé de changer mon schéma de pensée, parce que je me suis ennuyée de tout pendant six mois. J’ai hâte à tout.

Je n’ai pas exercé mon métier depuis le 12 mars dernier. Ça a été extrêmement difficile, déroutant et vertigineux. J’ai traversé des phases très sombres. J’ai perdu mes repères et parfois perdu pied. Si j’en parle, ce n’est pas parce que je veux de la pitié ou de la compassion, c’est juste que je jouis d’une tribune contrairement à la majorité des gens qui partagent ma situation.

Une citation de :Magalie Lépine-Blondeau

Des artistes se réorientent?

La comédienne a également souligné que 52 % des artistes ainsi que des artisans et artisanes qui travaillent dans le milieu des arts de la scène au Canada songeaient à se réorienter, sans donner la source de ce chiffre.

À la fin du mois d'octobre, la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ) dévoilait les résultats d’un sondage qui soulignaient que 57 % des personnes pratiquant la musique à titre professionnel envisageaient d’abandonner leur carrière ou y réfléchissaient.

Il faut savoir que la culture et la restauration sont des secteurs identitaires. C’est à eux qu’on mesure la vitalité créative d’un peuple et de ses villes. Je comprends qu’avec les chiffres [relatifs à la contagion], on ne puisse pas rouvrir les salles de spectacle et salles à manger, mais qu’est-ce que le gouvernement va faire pour assurer la rétention de ces talents? La fidélité des clients et spectateurs, ça prend des années à bâtir. C’est vraiment inquiétant, a ajouté Magalie Lépine-Blondeau.

Des artistes précaires

Les artistes ont eu droit à la Prestation canadienne d’urgence (PCU), dont Magalie Lépine-Blondeau, qui avait confié en vivre lors d’une entrevue à La semaine des 4 Julie en septembre dernier (Nouvelle fenêtre). Je suis une actrice sur la PCU, ça fait sept mois que je n’ai pas travaillé et j’en ai pour six mois encore. [...] Parfois, on est mis en lumière, mais la rémunération est modeste, déclarait-elle à Julie Snyder.

Avec l’arrêt de la PCU, les artistes peuvent se tourner vers la Prestation canadienne de relance économique (PCRE). Si l’Union des artistes (UDA) n’a aucun chiffre sur le nombre d’artistes qui ont bénéficié de la PCU, le sondage de la GMMQ révélait que 75 % des musiciens et musiciennes l’avaient reçue.

Les artistes ont également pu se tourner vers la Fondation des artistes qui a dévoilé la semaine dernière avoir remis 1,1 million de dollars d’aide depuis le 1er avril 2020. Les deux années précédentes, la Fondation avait remis des dons annuels de 110 000 $ et de 113 000 $.

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