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Les écoles se préparent à l'enseignement à distance pour quelques jours aux Fêtes

Un garçon devant un ordinateur assiste au cours donné par son enseignante.

Le calendrier du temps des Fêtes du gouvernement du Québec force les établissements d'enseignement à s'adapter.

Photo : getty images/istockphoto / ake1150sb

Après avoir été plutôt épargnées par les éclosions de COVID-19 depuis le début de l’année scolaire, les écoles de la région devront basculer à l’enseignement à distance pour quelques jours, en décembre et janvier.

Pour les élèves du primaire, ces journées à la maison seront les 17 et 18 décembre, tandis que les élèves du secondaire auront droit à quatre journées supplémentaires à distance, du 5 au 9 janvier.

Seul le Témiscamingue possède un horaire différent, puisque des journées de classes étaient prévues le 21 et 22 décembre et elles devront aussi être prodiguées à distance.

La préparation

Les centres de services scolaires à qui nous avons parlé se disent prêts pour cet exercice, qui pourra être peaufiné au cours des prochaines semaines.

On ne voit pas ça comme un casse-tête, souligne Nicole Lavoie, directrice des services éducatifs et complémentaires au Centre de services scolaire du Lac-Témiscamingue (CSSLT). Tous nos élèves ont reçu une tablette et nos enseignants ont suivi plusieurs formations en lien avec ça. En plus, on a du temps devant nous pour regarder comment on va meubler les quatre journées au primaire et les six au secondaire.

Des bureaux dans une école.

Les élèves quitteront les classes un peu plus tôt que prévu en décembre (archives).

Photo : Radio-Canada

Au Centre de services scolaire de l’Or-et-des-Bois (CSSOB), le directeur général Alain Guillemette affiche la même confiance, maintenant que des ordinateurs ont pu être délivrés à tous les élèves du secondaire.

Les journées du 17 et du 18 vont nous permettre de faire des tests et de s’ajuster, au besoin, lors de la journée pédagogique du 4 janvier. On a déjà fait des pratiques et on est vraiment optimiste que ça va bien se passer, affirme-t-il.

Le Centre de services scolaire Harricana finalise aussi son déploiement en s’assurant que les besoins des élèves de secondaire 1 à 3 soient comblés.

La directrice générale de la Commission scolaire Harricana (CSH), Johanne Godbout.

La secrétaire générale de la Commission scolaire Harricana (CSH), Johanne Godbout.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Nos élèves de secondaire 4 et 5 ont déjà leur portable et on a jusqu’au 17 décembre pour s’assurer que les autres jeunes du secondaire soient aussi équipés, selon leurs besoins, souligne Johanne Godbout, secrétaire générale. On était déjà dans la logique de se préparer pour un reconfinement général. Même si on n’en est pas là, ces journées-là vont devenir une bonne pratique.

Pas 5 heures devant un écran

Même si ces journées à distance doivent permettre de faire avancer le contenu pédagogique, il n’est pas question de laisser les enfants du primaire pendant 5 heures devant un écran.

Au primaire, le ministre nous demande que les enseignants gardent un contact avec les élèves, avec des barèmes minimaux d’enseignement, rappelle Alain Guillemette. Ça peut prendre plusieurs formes, comme un appel téléphonique ou une courte discussion sur Teams, avec des lectures ou des travaux à faire. On ne s’attend pas à ce que ça soit de longues journées devant un écran.

Chaque école va établir sa façon de garder le contact avec les élèves, mais ils ne seront assurément pas branchés pendant 5 heures, confirme Nicole Lavoie, du CSSLT.

L'édifice Bruyère, dont les bureaux administratifs de la Commission scolaire du Lac-Témiscamingue, en hiver.

Les bureaux administratifs de la Commission scolaire du Lac-Témiscamingue (archives)

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Le Centre de services scolaire Harricana a pour sa part déjà prévu que des trousses pédagogiques seront fournies pour ces deux journées au primaire.

Pour ce qui est du secondaire, les élèves doivent s’attendre à suivre leurs cours réguliers, mais les périodes pourraient être réduites à 45 minutes et il est aussi possible qu’une partie de ce temps serve à réaliser des travaux, et non à suivre un cours en ligne.

On va aussi essayer d’aménager l’horaire pour que tous les niveaux ne soient pas branchés en même temps, pour faciliter le travail dans les maisons où il y a plus d’un enfant au secondaire, précise Nicole Lavoie.

Accès à Internet

L’accès à Internet demeure un enjeu à résoudre pour les centres de services scolaires.

Il nous reste ça à régler, souligne Alain Guillemette, directeur général du Centre de services scolaire de l’Or-et-des-Bois. On aura des clés LTE à fournir pour ceux qui n’ont pas Internet à la maison, mais pour ceux qui sont en dehors de la couverture cellulaire, ça demeure un problème. Il nous reste du temps pour voir avec les parents quelles sont les alternatives. Selon le nombre, il n’est pas impossible qu’on puisse les faire venir à l’école, où il sera facile d’assurer la distanciation.

Dans les écoles du Centre de service scolaire Harricana, il est déjà prévu que les élèves du secondaire qui n’auront pas accès à Internet recevront des trousses pédagogiques pour les six journées de classe à distance.

Notons que le Centre de services scolaire de Lac-Abitibi ne nous a pas rappelés pour faire le point sur leur niveau de préparation.

Pour ce qui est de Rouyn-Noranda, le Centre de services scolaire a publié lundi un message sur son site web et sa page Facebook indiquant que tous les parents allaient recevoir par courriel des directives claires concernant le fonctionnement des journées de classe avant Noël et au retour en janvier.

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