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Pollution automobile : GM retire son soutien à Trump

Un véhicule Chevrolet Bolt EV 2018 chez General Motors Orion Assembly à Lake Orion, Michigan.

La direction de General Motors entend désormais consacrer ses efforts à développer l'industrie américaine des véhicules électriques.

Photo : Reuters / Rebecca Cook

Radio-Canada

Le constructeur automobile General Motors annonce qu’il n'appuie plus désormais les politiques de l’administration Trump visant à empêcher l’État de la Californie de fixer ses propres normes pour réduire la pollution atmosphérique.

Dans une lettre adressée à des groupes environnementaux, la directrice générale de GM, Mary Barra, explique que l’entreprise se retire immédiatement du litige qui oppose la Maison-Blanche et l’État de la Californie, tout en invitant les autres constructeurs automobiles impliqués à faire de même.

Expliquant que GM met en place une stratégie ambitieuse pour stimuler ses ventes de véhicules électriques, la directrice générale de GM assure que l’entreprise est prête à travailler avec le président désigné Joe Biden, qui compte faire de la relance des véhicules électriques l’une des grandes priorités de sa future administration.

Dans sa lettre, Mme Barra affirme s’être entretenue avec le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, et lui avoir signifié son engagement à lutter contre les changements climatiques en réduisant de façon considérable les émissions polluantes des véhicules automobiles.

Elle ajoute qu’elle est convaincue que l’administration Biden, l’État de la Californie et l’industrie automobile américaine, qui représente 10,3 millions d’emplois, arriveront à trouver une voie vers un avenir entièrement électrique.

La Maison-Blanche n’avait fait aucun commentaire au moment d'écrire ces lignes sur cette volte-face spectaculaire du plus grand constructeur automobile des États-Unis.

La fin d'une alliance?

L’an dernier, les constructeurs GM, Toyota, Fiat Chrysler ainsi que d’autres se sont rangés dans le camp de l’administration du président Donald Trump lorsqu’il a retiré le droit à l’État de la Californie de fixer ses propres normes environnementales sur les émissions de GES.

Donald Trump avait expliqué qu’il retirait ce droit à la Californie pour s’assurer que les voitures soient désormais moins chères pour les consommateurs. Le président estimait que les exigences environnementales imposées aux constructeurs étaient un frein à la croissance et faisaient indûment augmenter le prix des véhicules aux États-Unis.

Plus de 22 États et groupes environnementaux se sont joints à la Californie pour combattre cette décision dénoncée comme une vendetta politique de la part du président Trump.

Engagée dans une lutte sans merci avec la Californie, l'administration Trump avait lancé une enquête antitrust au début septembre 2019 sur un accord qu’avaient conclu les constructeurs Ford, BMW, Volkswagen et Honda avec l’État de la Californie afin de réduire volontairement les émissions de gaz à effet de serre de leurs véhicules.

Avec les informations de Reuters

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