•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le débat sur la langue française au Québec fait réagir en Saskatchewan

Justin Trudeau et le Parti libéral du Canada se retrouvent dans l’embarras alors que les propos de députés et d’employés du parti sur le français font débat à Ottawa.

Denis Simard devant une caméra dans une salle remplie de journalistes.

Le président de l'Assemblée communautaire fransaskoise, Denis Simard, croit que le débat actuel sur le français est une occasion à saisir (archives).

Photo : Radio-Canada / Bryan Eneas

Radio-Canada

La question de l’importance du français surgit à nouveau dans les échanges à la Chambre des communes. En Saskatchewan, le défi du français est quotidien, dit le président de l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), Denis Simard.

Selon M. Simard, les propos sur le français qui font débat actuellement au Québec ne sont pas forcément une mauvaise chose, mais il est clair que ce genre d’épisode peut être perçu de façon négative par les anglophones.

Au point de devenir un enjeu pour les communautés minoritaires francophones hors Québec.

Je pense qu’il y a toujours un défi. Même dans une communauté minoritaire comme la nôtre, les médias anglophones vont souvent jouer des extraits de ce qui se passe au Québec. Ça peut souvent donner une image négative non seulement de ce qui se passe au Québec, mais du fait français, au sens large, explique-t-il, en ajoutant que cela peut parfois entacher la relation avec la majorité [...].

[En tant que communauté] isolés dans une majorité [anglophone], on peut se faire mettre dans le même seau. Ça peut avoir une connotation négative.

Denis Simard, président de l'ACF

Le président de l’ACF note par ailleurs que les défis qui entourent le français au Québec et au Canada ne sont pas les mêmes, en précisant que la perspective sur la langue est différente selon la communauté.

Denis Simard ajoute que le sujet faisant débat actuellement sur les tribunes politiques du Québec n’a pas reçu le même écho auprès des Fransaskois, précisant ne pas en avoir entendu parler auprès des membres de la communauté.

On est habitué d’en entendre parler, des fois, note-t-il pour illustrer l'absence d'engouement.

Un débat nécessaire

Malgré tout, le sujet représente une occasion à saisir, selon Denis Simard.

C'est toujours intéressant étant une communauté minoritaire ailleurs au Canada de voir ce que [les] Québécois pensent quand ils parlent de la langue française. C'est toujours intéressant de voir à quel point on a des perspectives différentes.

Le débat actuel sur la langue française devrait profiter aux communautés francophones.

Denis Simard suggère même de saisir la balle au rebond, en suggérant que les communautés francophones du pays devraient se mettre sur la même page et envisager une modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Il précise par ailleurs qu’il n’est pas fermé à un projet de loi qui permettrait de mieux protéger le fait français dans le reste du Canada, autant sur la question de l’éducation que de la culture. De là l’importance de collaboration entre les communautés, dit-il.

C'est beaucoup plus important qu'on travaille ensemble que de travailler séparément, ajoute Denis Simard.

Avec les informations de Zoé Clin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !