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L'est ontarien passe en zone jaune : des réactions mitigées dans la région

Un pont au dessus de la rivière Nation Sud à Casselman. Au loin, la tour d'eau sur laquelle on peut lire le nom de la ville.

La ville de Casselman, dans l'est ontarien (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Après avoir oscillé entre les zones d’alerte orange et jaune au cours des dernières semaines, la région de l’est ontarien est repassée dans la catégorie « protéger » lundi.

Pour les résidents, les mesures restent sensiblement les mêmes, mais la zone jaune, dite protéger, donne plus de latitude à certains commerçants.

Les restaurateurs pourront rester ouverts et servir de l’alcool plus tard et permettre des tablées de six personnes au lieu de quatre dans leur salle à manger, notamment.

Une bonne nouvelle, dit le maire Desjardins

Le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, voit comme une réussite que sa municipalité bascule dans une zone moins restrictive, alors que Toronto et la région de Peel – qui comprend Mississauga et Brampton, entre autres – sont en confinement depuis minuit lundi.

Un homme portant un chapeau devant l'hôtel de ville de Clarence-Rockland.

Guy Desjardins, maire de Clarence-Rockland (archives)

Photo : Radio-Canada

Si on regarde Toronto, qui est complètement fermée ce matin, ça nous dit que, pour nous, c’est une bonne chose. On s’en va du bon côté. Et je crois que nos gens respectent les distances, portent le masque et tout. C’est une bonne nouvelle, a-t-il indiqué.

Si on continue de cette manière, on s’en va dans la bonne direction et peut-être bien que nous allons donner un exemple à Toronto pour une fois, ajoute M. Desjardins à la blague.

Prudence à Casselman

L’optimisme de Guy Desjardins n’est cependant pas partagé par des maires des Comtés unis de Prescott-Russell.

Le maire de Casselman, lui, se dit découragé de voir certaines personnes faire fi des recommandations. Il dit s'inquiéter particulièrement du comportement des adolescents qui fréquentent l’école secondaire du village.

Photo du maire devant l’hôtel de ville lors d'une entrevue.

Le maire de Casselman, Daniel Lafleur

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Depuis le mois de septembre que l’école a débuté. On était dans la zone orange et les jeunes étudiants, une fois [qu'ils] quittaient l’école secondaire lors du dîner, de 11 h à 11 h 45, c’était tout en groupe, l'un collé sur l’autre, pas de masques [...] Et maintenant qu’on est rendu dans le code jaune, je ne sais pas ce que ça va avoir l’air. Ça va être probablement pire, a déploré Daniel Lafleur.

Le maire a indiqué que malgré ses inquiétudes concernant l’école secondaire de Casselman, le conseil municipal allait lever l’état d’urgence cette semaine et prendre le plein contrôle des décisions à la table.

Son homologue de la Cité de Clarence-Rockland est d’avis que les résidents sont suffisamment responsables pour lever encore les mesures pour la période des Fêtes.

Je n’ai pas de problème à aller en zone verte. On démontre, et Ottawa aussi, qu’on respecte les distances, qu’on porte le masque. Si on regarde les chiffres de Toronto et les alentours comme Peel, je crois bien que les gens ne font pas ce qu’ils sont censés faire. Si nous autres on le fait comme il le faut, pourquoi devrions-nous être punies, a réagi Guy Desjardins.

Qu’on rouvre la machine. Surtout dans le temps des Fêtes, Noël s’en vient. Si on peut tomber vert et avoir nos fêtes de Noël comme d’habitude, ça va être très intéressant.

Guy Desjardins, maire de Clarence-Rockland

De son côté , le médecin hygiéniste en chef du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) dit voir la lumière au bout du tunnel, avec l’arrivée imminente d’un vaccin efficace contre la COVID-19, mais à l’approche des Fêtes la vigilance sera plus que jamais de mise, rappelle le Dr Paul Roumeliotis.

Paul Roumeliotis devant un fond blanc sur lequel on retrouve plusieurs fois le logo du Bureau de santé de l'est de l'Ontario.

Le Dr Paul Roumeliotis est le directeur général du Bureau de santé de l'est de l'Ontario. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Nos recommandations, c’est de ne pas voyager ni recevoir des personnes qui sont à l’extérieur de notre région. Ce n’est pas une loi, ce n'est pas une ordonnance, c’est une recommandation forte étant donné ce que l’on voit autour de nous, aux États-Unis, dans le monde, même au Canada et en Ontario, a commenté le Dr Paul Roumeliotis.

On veut vraiment rester dans le jaune et peut-être aller vers le vert, mais pour ça, cette année, on décourage ce type de visite, a-t-il ajouté.

Orange ou jaune, il y a peu de différence pour Victoria Darling, la gérante de Miss Hawkesbury. Depuis la réouverture du restaurant, en juillet dernier, les gens ont graduellement cessé de venir dans la salle à manger pour opter pour les commandes à emporter, explique-t-elle.

Une femme accorde une entrevue en visioconférence.

Victoria Darling est gérante au restaurant Miss Hawkesbury.

Photo : Radio-Canada

Je trouve que ça ne change pas vraiment grand-chose pour nous autres. Nous ne sommes pas vraiment occupés à l’intérieur. C’est vraiment juste la livraison qui marche fort au Miss. Je pense que le monde a juste peur de sortir, confie-t-elle.

Si certains fidèles ont tranquillement déserté la salle à manger du restaurant, de nouveaux clients de l’extérieur de la ville viennent en profiter, a remarqué Victoria Darling.

Il y a beaucoup de visages qu’on ne voyait pas avant. On a quelques personnes qui viennent de Gatineau, quelques personnes qui viennent de Rigaud et ils nous disent qu’ils sont ici parce que leur section est fermée, explique la gérante.

On ne peut pas vraiment dire non, car il n’y a pas beaucoup de clientèle. On laisse les clients entrer. Qu’ils viennent.

Victoria Darling

On demande les mêmes règlements, dit-elle. Qu'ils se lavent les mains en entrant, qu’ils portent le masque et on s’assure de laver nos mains chaque fois qu’on emporte une assiette ou qu’on touche quelque chose.

École fermée à Casselman

Par ailleurs, le Bureau de santé de l’est de l'Ontario (BSEO) a pris la décision, vendredi dernier, de fermer le pavillon Sainte-Euphémie de l’École élémentaire catholique (ÉÉC) de Casselman.

Les autorités ont confirmé un cas de COVID-19 au sein de l’établissement scolaire qui restera fermé possiblement jusqu’au 3 décembre.

D’ici là, tous les élèves qui fréquentent l’établissement scolaire ont été invités, lundi, à subir un test de dépistage de la COVID-19, au centre de dépistage posté au parc aquatique Calypso.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka et Jérôme Bergeron

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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