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Un ancien prisonnier politique aide des Africains à se réfugier au Canada

Portrait de Fulgence Ndagijimana tout sourire, assis sur un canapé.

Fulgence Ndagijimana et son partenaire, Eric James, se préparent à demander au gouvernement canadien de valider la venue dans le pays d'une famille de six réfugiés africains.

Photo : Radio-Canada / Liz James

Radio-Canada

Un réfugié originaire du Burundi et un adolescent de Saskatoon travaillent ensemble pour aider des familles africaines à échapper à la persécution en venant au Canada avec le statut de réfugiés.

Fulgence Ndagijimana et Eric James peaufinent en ce moment le dossier d'une famille de six personnes. Pour elle, ils ont déjà amassé 30 000 $ en vue de son exil au Canada.

Cette démarche se fait à travers l'organisme fondé par Fulgence Ndagijimana, Flaming Chalice International.

Cet organisme effectue un double travail, explique-t-il. Ici, ses membres travaillent avec les Canadiens pour récolter de l'argent et mobiliser les gens qui vont accueillir les réfugiés. Et là-bas, ils s'assurent qu'ils ont ce dont ils ont besoin pour pouvoir attendre ce jour [l'immigration au Canada] qui arrive souvent après 18 à 24 mois.

Quand nous avons la possibilité de faire quelque chose, il faut le faire.

Une citation de :Fulgence Ndagijimana, fondateur et directeur général de Flaming Chalice International

Une grande partie du travail de financement et de parrainage des réfugiés s'effectue en collaboration avec des communautés unitariennes de Saskatoon et d'ailleurs au Canada.

Depuis 2018, l'organisme Flaming Chalice International a déjà pu aider 10 personnes à immigrer au pays.

Une expérience personnelle

Il est important de travailler avec des personnes qui connaissent les problèmes et savent ce qui doit être fait, affirme Eric James, 17 ans, qui connaît Fulgence Ndagijimana depuis plusieurs années.

Dans les années 2010, Fulgence Ndagijimana était emprisonné en raison de ses convictions religieuses dans son Burundi natal. À l’époque, un groupe de personnes à Saskatoon a travaillé afin d’obtenir sa libération, notamment grâce à une collecte de fonds.

L'une de ces personnes était Eric James, qui est aujourd’hui son partenaire dans le projet, qui n'avait que 12 ans à l'époque. Il a créé et alimenté un site web, qui a suscité plus de 1200 signatures appelant à la libération de Fulgence Ndagijimana.

J'avais l'impression que c'était épouvantable ce qui lui arrivait, que ce n'était pas juste, explique Eric James. À 12 ans, je ne comprenais pas très bien pourquoi cela se produisait. Je pensais simplement que cela ne méritait pas d’arriver.

Fulgence Ndagijimana a finalement été libéré et s’est installé à Saskatoon. Il s'est récemment installé à Ottawa, mais poursuit ses études à l'Université de la Saskatchewan. Il n'a pas oublié le soutien qu'il a reçu de nombreux étrangers de l'autre bout de la planète. Et c'est pourquoi, aujourd’hui, il désire donner la même chance à d'autres.

Eric James et lui se battent maintenant pour aider d'autres familles à se réfugier au Canada avec l'argent qu'ils ont recueilli.

Actuellement, ils s'apprêtent à demander au fédéral de faire venir une famille de six personnes au Canada.

Je suis reconnaissant d'être vivant, déclare Fulgence Ndagijimana. Je veux faire quelque chose de positif et d’utile pour les autres. Il y a des milliers d'autres personnes qui ont fait la même chose pour moi.

Avec les informations de Jason Warick

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