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La coopérative Le Chez-Nous pousse un cri d'alarme

Une salle à manger flambant neuve.

La coopérative Le Chez-Nous elle manque de personnel pour ouvrir sa nouvelle aile dédiée aux soins de longue durée.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La coopérative Le Chez-Nous, dans la région d’Évangéline à l’Île-du-Prince-Édouard, a grandement besoin d'infirmières pour sa nouvelle aile dédiée aux soins de longue durée.

La directrice Julie Ouellette parle de cette aile avec beaucoup de fierté. Après des années de planification et de travaux, la nouvelle aile dédiée au soin de longue durée a été terminée en février dernier. Mais, 10 mois plus tard, elle est toujours inoccupée.

Julie Ouellette interviewée.

La difficulté de recruter du personnel entraîne de la frustration et du stress, explique la directrice de la résidence Le Chez-Nous, Julie Ouellette.

Photo : Radio-Canada

Un nouvel édifice qui peut accommoder 12 résidents de soins de longue durée, puis c'est cela, on ne peut pas ouvrir tout de suite parce que l'on n’a pas nos infirmières, déplore Mme Ouellette.

Pendant un an, les responsables de la coopérative ont tenté, en vain, de recruter cinq infirmières.

On est très frustré et c'est très stressant.

Julie Ouellette, directrice de la résidence Le Chez-Nous

À l’heure actuelle, Le Chez-Nous compte 48 résidents. Il s’agit majoritairement de francophones de la région d’Évangéline.

La nouvelle aile doit lui permettre d'en accueillir davantage et de les garder plus longtemps, car on pourra y offrir des soins plus appropriés aux personnes âgées.

Des résidents inquiets

Mais sans le personnel nécessaire pour ouvrir la nouvelle aile, des résidents doivent quitter les lieux pour l'hôpital ou d'autres établissements spécialisés situés dans d’autres communautés.

Le fait de savoir qu'ils doivent partir leur donne de l'anxiété et du stress, explique l’aide-soignante Tammy Strongman.

Marie-Anne Arsenault interviewée.

« Je trouve que c'est dommage qu’on ne peut pas ouvrir parce qu'il y a une pénurie d'infirmières », affirme Marie-Anne Arsenault.

Photo : Radio-Canada

Marie-Anne Arsenault, 84 ans, en sait quelque chose. Elle vit dans le Chez-Nous depuis quatre ans, mais récemment malade, elle a dû quitter la résidence pour l'hôpital sans être sûre de pouvoir y retourner.

C'est passé proche que je tombe dans le manoir, mais j'ai été chanceuse. Ils ont découvert ce que j'avais et j'ai pu revenir ici, affirme Marie-Anne Arsenault.

Elle n'est pas la seule qui est inquiète. Vieillissants, de nombreux résidents quittent les locaux et la région. Il arrive parfois même que des couples soient séparés et transférés dans des établissements où il n’y a pas toujours de services en français.

Il y a beaucoup de personnes francophones qui ne sont pas trop [à l’aise] avec la langue et puis cela serait bien de pouvoir garder notre manoir ici, souligne Marie-Anne Arsenault.

Le bâtiment principal de la résidence.

La coopérative Le Chez-Nous est située à Wellington, tout près d'Abram-Village, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada

La situation a aussi un impact sur les finances du Chez-Nous. En dix mois, le manque à gagner surpasse un demi-million de dollars.

Même si l'optimisme demeure, le nouveau bâtiment risque de rester vide pendant encore de nombreux mois. Les responsables parlent aujourd'hui d'une ouverture possible au printemps 2021.

D’après un reportage de Julien Lecacheur

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