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Santé mentale au Québec : suggestions de médecins et d'intervenants du milieu

Une intervenante portant un masque de protection écoute un patient.

Les personnes en crise disposent de peu d'options pour obtenir des services rapidement dans leur communauté, dénoncent des intervenants du milieu.

Photo : iStock

La Presse canadienne

Un groupe de professionnels intéressés par la santé mentale, qui comprend notamment des médecins psychiatres et des omnipraticiens, dénonce que l'accès à des soins de santé mentale au Québec soit trop complexe et implique des délais insoutenables.

Ces intervenants invitent le ministère de la Santé et des Services sociaux à mettre en place les moyens pour offrir des soins plus rapides et plus flexibles, adaptés aux besoins et propices à l'engagement et au soutien des proches.

Les signataires d'un communiqué transmis lundi par l'Association des médecins psychiatres du Québec constatent que les personnes en crise ne disposent présentement que de très peu d'options pour obtenir des services rapidement dans leur communauté, autres que de se présenter à l'urgence de l'hôpital.

Quant aux médecins omnipraticiens, ils sont nettement trop limités dans la diversité de soins qu'ils peuvent offrir directement au sein de leur groupe de médecine familiale (GMF).

Dans le contexte actuel de crise sanitaire, les professionnels proposent de rehausser l'imputabilité des centres intégrés et d'exiger l'implantation de normes pour développer des guichets d'accès en santé mentale adulte (GASMA) efficaces et performants. À leur avis, cela réduira considérablement le temps d'attente et augmentera la satisfaction des usagers et des médecins.

Assez des listes d’attente en santé mentale

En entrevue à RDI, le Dr Olivier Farmer, de l’Association des médecins psychiatres du Québec, estime qu’il faut aller vers une évaluation immédiate et des services qui commencent tout de suite dès que le problème est identifié. Il faut aussi briser l’isolement des personnes et celui de leurs familles et de leurs proches.

Ce qu’on veut, c’est de répondre dans les 48 heures. Au bout d’une semaine, on veut que l’évaluation soit complétée et que les services puissent commencer.

Dr Olivier Farmer, Association des médecins psychiatres du Québec

Pour le docteur Farmer, il faut être capable d’intervenir à domicile en mettant à contribution tous les intervenants (travailleur social, infirmier, ergothérapeute et psychiatre) dans un véritable travail d’équipe.

Actions plus anticipées et ciblées

Ils espèrent aussi une meilleure reconnaissance de la contribution des organismes communautaires et des regroupements de familles et de proches aidants. Ils proposent aussi un développement majeur et permanent des soins dispensés dans le milieu naturel des personnes, comme à domicile et dans les ressources de proximité.

Selon eux, le système de soins doit être capable d'entamer un suivi et un traitement en moins de 24 heures dans le contexte d'une crise psychiatrique. Cela permettrait d'agir de façon plus anticipée, flexible et ciblée sur les besoins des personnes.

Le communiqué publié par les psychiatres est également signé par l'Association des spécialistes en médecine d'urgence du Québec, le Réseau Avant de craquer, l'Association québécoise en prévention du suicide, Revivre, et l'Association québécoise des programmes de premiers épisodes psychotiques.

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