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Les communications sur la COVID-19 au Nouveau-Brunswick portent à confusion

David Coon dans son bureau.

David Coon, député de Fredericton-Sud et chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, affirme qu'il faut améliorer les communications en matière de santé publique (archives).

Photo : Radio-Canada / Mikael Mayer

Radio-Canada

Deux chefs politiques qui siègent au comité multipartite sur la COVID-19 au Nouveau-Brunswick estiment que les communications du gouvernement en matière de règles sanitaires portent à confusion plus que jamais.

Le chef du Parti vert, David Coon, affirme que la majorité de la population ne comprend pas les consignes de santé publique à respecter.

Il s’est exprimé à ce sujet vendredi lors d’une entrevue à la radio de CBC à laquelle participaient aussi les autres chefs de parti.

Coon dit croire que la plupart des gens veulent respecter les consignes, mais qu’il est difficile pour eux de trouver des explications claires, concises et convaincantes.

La médecin hygiéniste en chef, la Dre Jennifer Russell, conseille souvent aux gens de consulter le site web du gouvernement, mais M. Coon juge qu’il est difficile de s’y retrouver. Il qualifie ces renseignements de méli-mélo comprenant des mots difficiles à comprendre pour le public.

Le problème de communication est sérieux et il doit être corrigé, ajoute David Coon. Il dit recommander au gouvernement de Blaine Higgs de lancer une campagne dans les médias et sur d’autres plateformes pour mieux renseigner le public.

Kris Austin en entrevue.

Le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, explique qu'il a du mal à comprendre certaines règles de santé publique, et ce, même s'il siège au comité multipartite (archives).

Photo : CBC/Jordan Gill

Le chef de l’Alliance des gens, Kris Austin, est d’accord avec David Coon.

Dans bien des cas, explique M. Austin, les informations qui proviennent des réunions du comité avec le ministère de la Santé sont contradictoires. L’information, dit-il, change souvent parce que la situation évolue et cela porte à confusion.

Les communications de la Santé publique doivent être simplifiées et cohérentes autant que possible, souligne M. Austin.

La Dre Russell et le premier ministre Higgs se contredisent sur la question des rassemblements, selon ces deux membres du comité multipartite. La médecin hygiéniste en chef a conseillé aux gens dans les zones jaunes de se limiter à six contacts rapprochés, safe six, tandis que Blaine Higgs a affirmé qu’un rassemblement intérieur de 20 personnes ou moins est acceptable.

Blaine Higgs s'explique

La limite permise est bel et bien de 20 personnes, confirme le premier ministre Higgs. Il explique que la Dre Russell recommande pour sa part de réduire autant que possible les rassemblements et il dit être d’accord avec cette prise de position même si cela n’est pas une règle formelle.

Blaine Higgs dit comprendre que ce genre de chose peut porter à confusion.

Blaine Higgs donne un point de presse.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a prévenu la population du risque que les régions en phase orange passent au rouge si le nombre de cas de COVID-19 continue d'y augmenter.

Photo : Radio-Canada

Le premier ministre explique que les rassemblements sont limités à 20 personnes dans les régions en phase jaune. Cependant, dans les régions en phase orange, les gens doivent se limiter à leur famille immédiate. C’est pourquoi, dans ce dernier cas, on parle de six comme d’un nombre raisonnable de personnes sous un même toit.

La phase orange doit être considérée comme un avertissement

Le fait que la région de Moncton soit passée en phase orange une deuxième fois en un mois doit mener à une prise de conscience, selon le chef intérimaire du Parti libéral et de l’opposition officielle, Roger Melanson.

Le coronavirus à l’origine de la COVID-19 ne fait pas de distinction dans la population, explique M. Melanson. Toute personne peut tomber malade et propager la maladie à son tour, dit-il.

Roger Melanson souligne l’importance de respecter la consigne de se limiter à une bulle familiale dans les régions en phase orange et de rester à la maison autant que possible.

Roger Melanson interviewé.

Le passage à la phase orange signifie que les gens doivent redoubler de précautions pour prévenir la COVID-19, explique le chef intérimaire du Parti libéral, Roger Melanson (archives).

Photo : Radio-Canada

Le comité multipartite s’est aussi penché sur la question des travailleurs essentiels qui entrent et sortent de la province. Au départ, il n’était pas nécessaire pour eux de s’isoler pendant 14 jours à leur arrivée comme c’est le cas pour les autres voyageurs.

Les autorités provinciales ont changé les exigences, il y a quelques semaines, pour les travailleurs qui rentrent d’un séjour ailleurs au Canada. Ces derniers doivent rester attentifs à l’apparition de symptômes pendant 14 jours s’ils sont d’accord de subir trois tests de dépistage durant cette période.

Blaine Higgs affirme que son gouvernement a dû encore une fois resserrer les règles parce que certains travailleurs ne les avaient pas respectées lorsqu’elles étaient moins sévères.

Il explique que certains travailleurs de retour dans la province ont eu des contacts avec plus d’une trentaine de personnes après avoir subi un premier test de dépistage au résultat négatif, et que ces travailleurs ont ensuite démontré des symptômes.

Il était évident qu’il fallait resserrer les règles, souligne le premier ministre Higgs. Il dit s’attendre à voir encore des conséquences parce que des gens ne respectaient pas les consignes moins sévères.

Avec les renseignements de l'émission Information Morning Fredericton, de CBC

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