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COVID-19 : la santé publique garde espoir d'éviter la zone rouge au Bas-Saint-Laurent

Des personnes masquées font la file à l'extérieur de l'épicerie.

Le nombre de cas de COVID-19 est en hausse dans la MRC Rimouski-Neigette (archives).

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Il est encore possible que le Bas-Saint-Laurent évite la zone rouge, estime la santé publique, même si de nombreuses éclosions sont en cours dans la région.

Si la situation est inquiétante, il est encore possible de la maîtriser, croit le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Sylvain Leduc.

Pour l'instant, on a travaillé toute la fin de semaine pour réussir à contenir chacune des éclosions. On garde espoir de reprendre le contrôle.

Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Au cours des 5 derniers jours, soit depuis qu'une éclosion a été recensée en lien avec des fêtes privées et le bar La P'tite Grenouille de Rimouski, la région a enregistré 84 nouveaux cas de COVID-19, dont 45 dans la MRC Rimouski-Neigette.

De ces fêtes et de ce bar, on peut faire le lien entre la très grande majorité des cas qu'on a en ce moment, a affirmé le Dr Leduc en entrevue à Info-réveil.

S'il se garde d'établir un lien direct entre ces événements et l'éclosion en cours au CPE La Trâlée des Prés, à Rimouski, Sylvain Leduc affirme qu'ils ne sont pas isolés.

C'est pas les enfants du CPE qui sont allés au bar, c'est pas eux qui ont fait le party, mais c'est eux qui pourraient être touchés.

Sylvain Leduc parle au micro dans le studio de radio de Radio-Canada à Rimouski.

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Sylvain Leduc (archives)

Photo : Radio-Canada / Zoé Bellehumeur

Pour l'instant, trois employés du centre de la petite enfance ont été contaminés. La majorité des tests de dépistage ont été réalisés dimanche, les résultats sont donc attendus au cours de la journée.

Des enquêtes retardées par un manque de collaboration

Qui plus est, le début de l'enquête épidémiologique en lien avec les fêtes survenues à la mi-novembre n'a pas été de tout repos, rapporte le directeur de la santé publique. Si les gens ne sont pas nécessairement de mauvaise foi, il semble que plusieurs ne comprennent pas bien l'importance de respecter les mesures sanitaires et de fournir la liste des gens avec qui ils ont été en contact, explique-t-il.

Ç'a été très difficile d'amorcer notre enquête, ç'a entraîné des délais qui n'étaient pas nécessaires.

Sylvain Leduc

En raison de ces délais, des personnes contaminées peuvent continuer à circuler librement pendant plusieurs jours, et ainsi poursuivre la propagation du virus, déplore le Dr Leduc.

C'est le potentiel de multiplication qui est inquiétant. [...] La question que tout le monde doit se poser, lorsqu'on est contaminé par ce virus, c'est qui je vais contaminer ensuite. Si ça s'arrête rapidement, ça va, si ça part dans la nature, c'est là où on est inquiets et c'est ce qu'on observe à Rimouski en ce moment, dit-il.

Le dernier bilan de la pandémie faisait état de 25 nouveaux cas dans la région, soit la plus forte hausse enregistrée depuis l'éclosion survenue à la Résidence des Bâtisseurs de Matane, au début novembre.

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