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Les ambulanciers de l'Estrie perdent plus de temps à l'urgence

Depuis 2018, les ambulanciers ne se sont pas approchés de leur objectif de 40 minutes passées en attente à l'hôpital.

Des ambulanciers portent un masque dans leur véhicule.

Les ambulanciers de la région redoublent de prudence dans leur travail en cette épidémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les ambulanciers de l'Estrie doivent attendre en moyenne 50 minutes à l'urgence jusqu'à ce que leur patient soit pris en charge. Un délai allongé, entre autres, par la pandémie et qui pourrait avoir des conséquences sur la couverture du territoire.

Cette situation s'approche d'ailleurs de celle vécue à Québec. Les données compilées par Radio-Canada démontrent que 56 000 heures ont été passées cette année en attente aux urgences par les ambulanciers de cette région. 

Actuellement on n'est pas à un seuil critique ou il pourrait y avoir des découvertures de territoire pour la région de Sherbrooke ou de Magog, précise Jean-François Pellerin, le directeur aux opérations chez Ambulances de l'Estrie. 

Si les grands centres urbains sont en partie épargnés par les risques de découverture, les petites localités pourraient subir les conséquences de cette attente prolongée. 

Un véhicule de Valcourt qui transporte un patient à l'hôpital Fleurimont, plus longtemps il reste à l'hôpital, plus longtemps son territoire reste découvert, donc il pourrait avoir un enjeu.

Jean-François Pellerin, directeur aux opérations chez Ambulances de l'Estrie

 

Pandémie et hôpitaux débordés 

Le problème des délais à l'hôpital n'est pas né avec la pandémie, rappelle Jean-François Pellerin. Dans les dernières années, avec l'achalandage dans les hôpitaux, le flot d'appels qui augmente, c'est clair que nos temps sont allongés, illustre-t-il. 

La COVID-19 a néanmoins accentué le problème. Avec la COVID, il y a la désinfection des équipements, mais aussi les canaux qui ont changé dans les hôpitaux pour ne pas mélanger les patients qui pourraient être suspectés COVID et ceux qui ne le sont pas, donc c'est clair que ça augmente nos délais, précise Jean-François Pellerin. 

Répondre aux appels non urgents

Pour les déchargés desappels non urgents qui sont parfois nombreux, une infirmière est maintenant disponible pour faire une évaluation téléphonique. Certains de ces appels-là sont annulés pour être redirigés ailleurs dans le réseau ou à leur médecin de famille, explique-t-il. 

Lors de journées plus achalandées, un ambulancier peut aussi prêter main-forte à l'infirmière en allant sur le terrain pour prendre les signes vitaux des patients dont l'appel semble non urgent, ajoute Jean-François Pellerin. 

Une rencontre est prévue sous peu avec le CIUSSS de l'Estrie - CHUS pour adapter le plan, à l'approche de l'hiver, une période toujours plus achalandée.

Avec les informations de Marie-Eve Lacas

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