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Reconfinement à Toronto et dans la région de Peel

Un homme qui porte un masque traverse une rue de Toronto.

Toronto passe au gris, ce qui implique un resserrement des consignes sanitaires. (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Les résidents de Toronto et de la région de Peel – qui comprend Mississauga et Brampton, entre autres – sont en zone « grise » pendant 28 jours et doivent rester à la maison autant que possible.

Les nouvelles restrictions sont en vigueur depuis lundi à minuit.

Cela signifie, entre autres, que les rassemblements organisés à l'intérieur sont interdits, sauf si les participants appartiennent au même ménage. Les personnes qui vivent seules peuvent envisager d'avoir des contacts rapprochés avec une seule personne extérieure à leur ménage.

Aussi, seules la récupération des achats sur le trottoir et la livraison sont autorisées auprès des commerces de détail.

Les supermarchés et pharmacies doivent aussi restreindre le nombre de clients qui peuvent se trouver à l’intérieur au même moment.

Doug Ford avait annoncé ces nouvelles restrictions vendredi dernier. Le premier ministre a dit vouloir éviter le scénario catastrophe de jusqu'à 6500 nouvelles infections par jour d'ici la mi-décembre, anticipé par des projections projections provinciales, si rien n'était fait.

Les écoles et les garderies restent ouvertes.

Les travaux des tribunaux continuent de la même manière que depuis le début de la pandémie. Les gens qui doivent s’y rendre en personne doivent prendre rendez-vous.

La Ville de Toronto a annoncé que les bibliothèques rouvriraient mercredi, mais il y aura des restrictions.

Les musées sont fermés, mais les parcs restent ouverts. Le maire de Toronto, John Tory, a indiqué lundi en entrevue à CBC que la Ville annoncerait bientôt un programme bonifié d'activités extérieures et s'assurerait que les parcs sont déneigés cet hiver.

En plus des régions de Toronto et Peel, d’autres régions de la province ont de nouvelles consignes sanitaires.

Trop peu, trop tard?

Plus tôt ce mois-ci, Toronto avait imposé ses propres restrictions face au refus de la province de resserrer ses directives en dépit de la multiplication des cas. La Ville avait gardé entre autres les bars et les salles à manger des restaurants fermés, tout en permettant une réouverture conditionnelle des gyms.

En entrevue à CBC lundi, le maire Tory n'a pas voulu critiquer le gouvernement de Doug Ford, affirmant que ce dernier avait fait preuve de « courage politique » avec le reconfinement à Toronto et dans la région de Peel.

C'est facile de critiquer. C'est presque impossible de trouver le juste milieu [entre l'économie et la santé publique]. Nous avons fait de notre mieux.

John Tory, maire de Toronto

Il espère que Toronto sera en meilleure position dans 28 jours. Nous nous dirigions vers une situation très précaire, a-t-il ajouté.

Le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, le Dr David Williams, a défendu sa gestion de la crise en entrevue à CBC, lundi, disant qu'il cherchait à garder les commerces ouverts, tout en protégeant la santé publique.

Il a aussi qualifié « d'insouciants » les consommateurs qui se sont rués sur les magasins et les épiceries durant le week-end pour faire leurs achats, juste avant le début du confinement.

Le Dr Williams a par ailleurs laissé entendre que Toronto pourrait sortir du confinement avant Noël, mais il a indiqué que les indicateurs  vont dans la mauvaise direction  dans la région de Peel, où les restrictions pourraient être prolongées le mois prochain.

Des commerçants en colère

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) fustige le gouvernement Ford, l'accusant de favoriser les grandes chaînes au détriment des PME.

La Fédération demande à la province d'aider les petits commerçants à « sauver ce qui reste de la saison des Fêtes » en les autorisant à accueillir un maximum de trois clients à la fois.

Selon les règles actuelles, les petites librairies, les fleuristes et les magasins de luminaires ne peuvent plus accepter de clients à l'intérieur, mais les consommateurs peuvent faire la file pour acheter les mêmes articles au Costco ou au Walmart, souligne le président de la FCEI, Dan Kelly.

Si c'est dangereux d'acheter un livre dans une librairie indépendante, pourquoi n'est-ce pas dangereux aussi au Costco?

Dan Kelly, président de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

M. Kelly affirme aussi recevoir des appels de nombreux commerçants qui ne savent pas s'ils sont autorisés à ouvrir leurs portes. En plus de confiner les petites entreprises, le gouvernement n'arrive pas à fournir des renseignements clairs, dit-il.

Selon lui, ce second confinement va mener à la fermeture de nombreux petits commerces, si rien n'est fait.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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