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La police et les inspecteurs dans les lieux publics à Moncton et Saint-Jean

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un masque de protection est accroché à la ceinture d'un policier, à côté de son arme de service.

Les agents de police, agents de la paix, inspecteurs en santé publique et inspecteurs de Travail sécuritaire Nouveau-Brunswick visitent des établissements et des lieux publics pour veiller à l’application de la loi, écrit le gouvernement.

Photo : Associated Press / Mic Smith

Radio-Canada

La police au Nouveau-Brunswick intensifie sa répression du non-respect des directives de santé publique.

Deux régions du sud de la province, celles de Moncton et de Saint-Jean, sont passées en phase orange dans les derniers jours. Des consignes plus sévères doivent y être observées.

Par exemple, le port du masque est obligatoire en tout temps dans les lieux publics extérieurs et intérieurs. Les gens doivent réduire leurs contacts à une bulle sociale d’un seul ménage.

Un porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au Nouveau-Brunswick a indiqué dimanche à Radio-Canada que la police allait intensifier ses contrôles.

Au lieu de ne répondre qu’aux plaintes et aux signalements, les agents effectuent désormais des patrouilles dans les lieux publics.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick avait indiqué que les policiers, agents de la paix et inspecteurs agiraient de la sorte pour faire respecter la Loi sur les mesures d’urgence. Les personnes qui refusent de se plier aux dispositions de l’arrêté obligatoire feront face à des accusations, dit la province.

Des salles à manger fermées

Dans la zone 1, des entreprises ont déjà reçu la visite d’inspecteurs la fin de semaine dernière. Ils se sont intéressés aux salles à manger des restaurants.

Ginette McGraw, la gérante du restaurant Dixie Lee de Bouctouche, raconte que les inspecteurs ont voulu savoir si les gens assis aux tables vivaient à la même adresse. Sinon, il fallait qu’ils s'assoient séparément, dit Mme McGraw.

Ginette McGraw en entrevue devant une webcam.

Ginette McGraw, gérante du restaurant Dixie Lee de Bouctouche, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Bon nombre de restaurants de ce genre ne font pas le service aux tables. Le client passe sa commande au comptoir et repart avec son repas.

C'est un peu compliqué et énervant parce que je ne sais pas comment les clients vont réagir.

Ginette McGraw, gérante, Dixie Lee

Aujourd'hui, il y en a qui étaient très d'accord avec ça, mais hier soir, ce n'était pas la même chose. Il y en a qui n'étaient pas trop patients, puis il fallait leur expliquer que ce n'était pas de notre faute, c'était la loi, explique Ginette McGraw.

Moi je dis : ''C'est comme pas de notre faute''. Puis eux autres, ils comprenaient pas pareil. Ils voulaient faire à leur tête, raconte-t-elle.

La salle à manger sera fermée, faute de moyens de satisfaire les inspecteurs. Ça serait trop compliqué pour moi, so je vais laisser faire, je vais barrer le dining, a dit Mme McGraw, dimanche.

En semaine, raconte la gérante, beaucoup de travailleurs viennent manger. Au lieu de s’assoir aux tables, ils iront peut-être manger dans leur camion, dit-elle. Ils vont peut-être aussi amener leur lunch et on va perdre un peu d’argent.

Une amende de près de 300 $

Les policiers disent maintenant qu’ils effectuent des patrouilles. Une résidente de Saint-Jean l’a appris à ses dépens, samedi après-midi.

La contravention.

La contravention reçue par Stacey Johnston, le 21 novembre à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Courtoisie

Il était environ 16 heures et la région de Saint-Jean venait de passer à la phase orange durant la nuit. Stacey Johnston et sa cousine ont reçu des amendes de 292,50 $ parce qu’elles fumaient, le masque descendu sur le menton, dans une zone désignée pour les fumeurs près d’un Walmart de l’est de la ville.

Il n’y avait personne d’autre autour, dit Mme Johnston. L’agent qui les a approchées a dit que les règles avaient été annoncées sur le site web du gouvernement du Nouveau-Brunswick, raconte la citoyenne.

Il m'a dit que les avertissements étaient terminés, qu'ils commençaient à mettre à l'amende.

Stacey Johnston, résidente de Saint-Jean

Sur le site, le gouvernement a récemment modifié plusieurs directives, que l’on peut repérer par l’ajout du mot Nouveau (Nouvelle fenêtre).

Je ne sais pas pour les autres, mais je n'ai certainement pas le temps de constamment rafraîchir la page Web, déclare la Néo-Brunswickoise. Pourquoi ne laissent-ils pas la chance aux gens d'apprendre cette information avant de les mettre à l'amende?

Il nous a demandé nos papiers, puis s'est mis à écrire la contravention. Il nous a questionnées sur notre situation financière, nous a demandé si on travaillait et comment nous allions rentrer, affirme Mme Johnston.

Le constat d’infraction a été rédigé en vertu de l’article 24(1) b) de la Loi sur les mesures d'urgence, qui spécifie qu’une infraction est commise par quiconque contrevient ou ne se conforme pas à une directive, à une ordonnance ou à une prescription établie en vertu de la présente loi ou de ses règlements.

Elle croit que l'agent était sur les lieux pour distribuer plusieurs amendes. Elle dit avoir l’avoir vu aborder d’autres personnes dans le stationnement, où plusieurs clients ne remontaient leur masque sur leur nez qu’au moment d’approcher du Walmart.

Avec les renseignements de Rose St-Pierre, Jean-Philippe Hughes et Gary Moore (CBC)

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