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Des microplastiques jusque sur le toit du monde, selon une étude

Les résultats ont été publiés vendredi dans la revue spécialisée sur l’environnement One Earth.

L'Everest sous un ciel bleu et quelques nuages.

Une expédition scientifique a mesuré les effets de la crise climatique sur le «Toit du monde.»

Photo : afp via getty images / Prakash Mathema

Radio-Canada

Des traces de microplastiques ont été découvertes près du sommet de l’Everest, provenant vraisemblablement de l’équipement des centaines de grimpeurs qui se pressent chaque année sur le toit du monde, selon une étude publiée vendredi.

Il s'agit de la première du genre sur les microplastiques dans l’Everest : 14 scientifiques ont passé six semaines à effectuer des prélèvements sur deux camps. Les résultats de leurs recherches démontrent qu’on trouve des microplastiques jusqu’à 8840 m d’altitude, avec toutefois des concentrations supérieures au camp de base situé à 5364 m d’altitude.

La majorité des vêtements de plein air portés par les randonneurs et les alpinistes sur l'Everest sont composés de tissus synthétiques. Les tentes, les cordes d'escalade et autres équipements utilisent également ces matériaux.

Nous soupçonnons fortement que ce type d'articles est la principale source de pollution plutôt que des choses comme les récipients de nourriture et de boisson, a déclaré Imogen Napper, auteur de l'étude et explorateur scientifique du National Geographic rattaché à l'université de Plymouth, en Grande-Bretagne.

L'étude suggère également la possibilité que les microplastiques trouvés sur l'Everest aient été poussés par de forts vents de l'Himalaya.

De nombreux alpinistes font la file avant d'atteindre le sommet de l'Everest.

Un embouteillage monstre se crée parfois près du sommet de l'Everest.

Photo : Associated Press / Nirmal Purja/@Nimsdai Project Possible

Du matériel d’alpinisme abandonné, des bonbonnes d’oxygène vides et même des excréments gelés jonchent de longue date les pentes du sommet de 8848 mètres, ce qui lui a valu le surnom de plus haute décharge du monde.

Les chercheurs ont également trouvé des microplastiques dans des ruisseaux coulant sous le célèbre pic himalayen, mais la concentration y était plus faible que dans la neige.

Les microplastiques, venus de la dégradation de produits aussi divers que les vêtements synthétiques, les pneus et les lentilles de contact, entre autres, sont devenus ces dernières années une source majeure d’inquiétude pour leur impact sur l’environnement et la santé.

On estime que jusqu'à 14 millions de tonnes de plastique échouent chaque année dans les océans, tandis que des millions d'autres bouchent les voies navigables et les décharges.

Les dangers pour les êtres vivants des microplastiques et de leurs additifs chimiques demeurent encore mal connus.

Avec les informations de Agence France-Presse

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