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Une Première Nation ouvre un centre jeunesse à Prince George

Wyonna Batoche, tambour à la main.

Wyonna Batoche au nouveau centre jeunesse Sk'ai Zeh Yah au centre-ville de Prince George.

Photo : Gracieuseté du centre jeunesse Sk'ai Zeh Yah

Radio-Canada

Le nouveau centre jeunesse Sk'ai Zeh Yah a ouvert ses portes à Prince George, dans le nord de la Colombie-Britannique. Il est géré par les services familiaux Carrier Sekani, qui sont affiliés au conseil tribal Carrier Sekani.

Wyonna Batoche, membre de la Première Nation Lake Babine, a passé une partie de sa jeunesse à se faire ballotter dans le système de placement familial de la province. À l’époque, elle n'avait aucun endroit où se tourner pour trouver un accueil chaleureux qui reflétait sa culture.

Maintenant, la jeune femme de 26 ans travaille dans ce nouveau service pour les jeunes situé au centre-ville qui offre un soutien 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, aux Autochtones et aux non-Autochtones à risque âgés de 8 à 29 ans.

J'avais du mal à ne pas pleurer, admet Mme Batoche, émue, à propos de l'inauguration du centre jeunesse Sk'ai Zeh Yah vendredi, lors de la Journée nationale de l'enfant.

Signifiant enfants de chefs en langue Carrier, le centre Sk'ai Zeh Yah offre des programmes parascolaires, du mentorat par les aînés, des conseils en matière d'emploi et des activités qui aident les jeunes Autochtones à renouer avec leurs racines culturelles.

Un endroit où aller

Après avoir été éloignée de ses parents à l'âge de 9 ans, Mme Batoche a été placée dans différentes familles d'accueil et foyers de groupe, ce qui a rendu difficile la recherche d'un sentiment d'appartenance.

Elle affirme que les jeunes qui n'ont pas de logement sûr peuvent désormais trouver refuge à Sk'ai Zeh Yah : Quand ils ont 8 ans, leur rêve n’est pas d'être dans la rue. Nous voulons leur montrer que vous êtes valorisé, il y a des gens qui se soucient de vous et nous voulons marcher dans votre cheminement.

Le centre propose des repas chauds, des douches chaudes et des vêtements.

Flint Keil, responsable des services pour la jeunesse à haut risque de Sk'ai Zeh Yah, se souvient d'un jeune homme venu au centre la semaine dernière tremblant de froid, sans manteau et portant des chaussettes mouillées.

Il est resté assis un moment, et nous l'avons essentiellement équipé de chaussettes neuves. Un membre de notre personnel est allé dans notre placard à vêtements, a attrapé un tas de vestes pour lui, raconte M. Keil.

L'homme a fondu en larmes après avoir reçu les vêtements.

La veste qui a été sortie par hasard avait un logo dessus, et le logo était l'épaulard, qui est… le clan de son grand-père, ajoute M. Keil.

Le centre jeunesse Sk'ai Zeh Yah est financé principalement par Services aux Autochtones Canada. Il n'a pas de chambres pour accueillir les jeunes à long terme, mais la construction de logements est envisagée pour l’avenir.

Avec les informations de Daybreak North

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