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COVID-19 : des employés de la restauration réorientent leur carrière

Les chaises sont levées dans un restaurant vide.

L'industrie de la restauration est l'une des plus touchées par la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Radio-Canada

Alors que les salles à manger des restaurants en zone rouge resteront fermées au moins jusqu’au 11 janvier, des établissements craignent que la pénurie de main-d'œuvre complique la reprise des activités. Au chômage depuis des mois, certains employés décident de changer de carrière.

Stéphane Deprez fait carrière dans la restauration depuis 25 ans. Le serveur au restaurant Le Buck, à Trois-Rivières, est passionné par le contact humain que lui procure son emploi.

Comme des milliers d’autres, il a appris cette semaine qu’il ne retournerait pas au travail avant au moins le 11 janvier. Il a décidé d’entamer une nouvelle carrière pour retrouver un peu de stabilité pour lui et sa famille.

J'ai eu l'opportunité de travailler dans un service de garde du Centre de service scolaire du Chemin-du-Roy. Ça m'a beaucoup plu, dit-il.

Stéphane Deprez a finalement décidé d'obtenir une Attestation d’études professionnelles pour devenir éducateur en service de garde. Il ne tourne pas définitivement le dos à la restauration, mais souhaite assurer sa sécurité financière.

Stéphane Deprez en entrevue à Radio-Canada.

Stéphane Deprez fait carrière dans la restauration depuis 25 ans.

Photo : Radio-Canada

Le ministre du Travail Jean Boulet souhaite former les chômeurs de la pandémie, afin de combler le manque de main-d’œuvre dans d’autres secteurs. Ce plan est accueilli tièdement par le secteur de la restauration.

Il faut assurer notre survie à long terme et pour ça, il faut qu'on ait accès à une main-d'œuvre compétente et qualifiée, argumente le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’Association des restaurateurs du Québec, François Meunier. Plus la crise perdure, plus nos membres s'inquiètent de l'exode potentiel de la main-d'œuvre de qualité vers d'autres secteurs d'activité.

Pour éviter cet exode, quelques restaurateurs de la région tentent de garder le plus d'employés possible au travail. C’est l’approche qu’a prise le restaurant Le trou du diable, à Shawinigan.

C'est sûr qu'on fait tous moins d'heures. L'idée, c'est d'en faire le plus possible, mais tout en ayant un bel équilibre pour garder le lien avec le plus d'employés possible, indique le directeur général, Mathieu Richard. Dans l'après-pandémie, on aura besoin de cette main-d'œuvre-là.

D'après le reportage de Pascale Langlois

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