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La pression monte dans les hôpitaux albertains, alerte un médecin de Calgary

Un médecin en milieu hospitalier à genoux par terre et accoudé à une table. Une main sur son front et l'autre tient le combiné d'un téléphone.

Le jour où cette photo a été prise, le Dr Simon Dermers-Marcil était au téléphone avec la famille d'un de ses patients pour annoncer la mort de ce dernier.

Photo : Services de santé Alberta/Leah Hennel

Radio-Canada

L'Alberta compte 70 lits dédiés aux patients atteints de la COVID-19. Depuis un mois leur taux d'occupation augmente constamment, ce qui inquiète de plus en plus un médecin de Calgary.

La province a annoncé samedi que 56 de ses lits réservés à la COVID-19 sont occupés, mais selon le Dr Joe Vipond plus de patients y seront possiblement transférés d’ici une semaine ou deux, car la pandémie continue sa trajectoire exponentielle.

Du personnel hospitalier autour d'un lit où un patient est allongé recouvert d'un drap.

L'état de santé de certains patients peut se dégrader très rapidement. La COVID-19 peut entraîner une détresse respiratoire aiguë et une défaillance des organes vitaux. La ventilation est alors nécessaire.

Photo : Services de santé Alberta/Leah Hennel

Le docteur Simon Demers-Marcil traite les patients de la COVID-19 dans l’unité des soins intensifs à l’hôpital Peter Lougheed à Calgary.

Selon Services de santé Alberta, ce centre hospitalier possède 18 lits aux soins intensifs et 4 autres peuvent être ajoutés si nécessaire.

Les gens ont le droit de savoir ce qui se passe dans les hôpitaux en ce moment.

Docteur Simon Demers-Marcil

La nuit, le nombre de docteurs est réduit, mais nous essayons de traiter les situations d’urgence. Nous traitons un patient après l’autre avec moins de personnel, mais avec le souci d'offrir les meilleurs soins possible. Nous sommes tous sous la même pression, les médecins la subissent, les infirmières aussi , dit le Dr Demers-Marcil.

Ce qui se passe c’est qu’il y a des gens vraiment malades, des patients qui luttent pour leur vie.

Docteur Simon Demers-Marcil

Cette pression est telle sur les centres hospitaliers et leur personnel que Services de santé Alberta tente aussi de sensibiliser la population albertaine sur les conséquences de la contagion.

Un employé de l'hôpital met son masque.

Depuis le mois de mai, l'hôpital Peter Lougheed accueille les patients qui ont la COVID-19 dans cette tente bâtie sur le stationnement de l'établissement.

Photo : Services de santé Alberta/Leah Hennel

Le bureau de communication de Service de santé Alberta a publié une vidéo sur les réseaux sociaux de l’infirmière praticienne Jennifer Mitchell, qui travaille dans l’unité cardiovasculaire aux soins intensifs à l’hôpital de l'Université de l’Alberta.

C’est difficile d’expliquer ce qui se passe aux patients qui souffrent de la COVID-19.

Jennifer Mitchell, infirmière praticienne

On peut brancher un patient sur respirateur, et quand ce n'est pas suffisant on le branche sur ECMO, une machine qui extrait le sang d’un patient pour l'oxygéner puis le renvoyer dans ses veines. C’est tragique de voir les patients brancher à cette machine et c’est très difficile de décrire la situation aux familles, explique l'infirmière praticienne.

De son côté, le Dr Simon Demers-Marcil rappelle qu’il est aussi difficile d’appeler les familles pour leur annoncer que leur proche n’a pas survécu à la COVID-19.

Les familles sont normalement présentes aux soins intensifs. Elles sont avec le patient quand le pronostic vital est engagé. Nous sommes donc habitués à leur partager l’évolution de la situation durant toute la journée, mais aujourd’hui nous devons trouver une façon de communiquer par téléphone et de façon sensible des nouvelles très difficiles, partage-t-il.

Du personnel hospitalier met son équipement de protection individuel.

Le personnel des soins intensifs est en sous-effectifs à cause de la COVID-9. Les heures de garde peuvent durer jusqu'à 30 heures.

Photo : Services de santé Alberta/Leah Hennel

La modélisation de la province rendue publique en avril indiquait la possibilité d'ajouter jusqu'à 1081 lits aux soins intensifs si nécessaire. Cette modélisation n’a pas été mise à jour depuis. Les scénarios concernant les hospitalisations en lien avec la COVID-19 ne font des projections que jusqu'au mois d'août.

Avec les informations de Terri Trembath

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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