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Une étudiante de l’Université Carleton veut une formation sur l’inclusion et la diversité

Une enseigne de l'Université Carleton.

Des membres du corps professoral des universités à Ottawa ont formulé la même demande.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Certains étudiants et membres du corps professoral des universités à Ottawa demandent aux administrateurs d’exiger une formation sur l’inclusion et la diversité pour tous les étudiants afin d'éliminer la discrimination.

Quand nous entrons sur le marché du travail, nous ne sommes pas préparés à faire face à une population diversifiée, estime l’étudiante à l’Université Carleton Khadija El-Halil. Cette dernière souhaite intégrer des conversations sur la lutte contre les préjugés et la discrimination dans tous les programmes.

Mon souhait est de commencer par m'attaquer à la racine du problème, dit-elle.

En juin, Mme El-Halil a lancé une pétition en ligne réclamant un cours obligatoire de lutte contre le racisme pour tous les diplômes offerts à l’Université d’Ottawa et à l’Université Carleton. À ce jour, la pétition compte près de 16 000 signatures. Je n'y croyais pas !, s’exclame l’étudiante.

Elle pense que discuter de la discrimination pourrait aider les dirigeants de demain à bâtir des milieux de travail plus inclusifs.

Dans un communiqué, l’Université Carleton dit qu'elle travaille sur un plan d’action pour l’équité, la diversité et l’inclusion, qui prend en compte les recommandations de Mme El-Halil. Celui-ci devrait d’ailleurs être finalisé plus tard cette année.

L’Université d’Ottawa n’a pas répondu aux questions de CBC.

Des professeurs soutiennent l’initiative

La pétition de Khadija El-Halil a gagné en popularité notamment en raison de l’accent mis sur le changement, mais aussi grâce au soutien de professeurs de l'Université Carleton, comme Nadia Abu-Zahra, ainsi que de certains de leurs collègues de l’Université d’Ottawa.

Les étudiants se sont manifestés et ont dit qu’ils souhaitaient voir des ajouts aux programmes, explique la professeure.

Mme Abu-Zahra participe à une série de projets visant à éradiquer le racisme systémique dans les institutions, y compris les universités.

Le campus de l'Université Carleton.

L'étudiante à l'Université Carleton Khadija El-Halil veut s'attaquer à la racine du problème de la discrimination.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Elle estime qu’il faudrait passer d’une approche hiérarchique, basée sur des conférences, à un dialogue beaucoup plus personnel avec les étudiants.

La conférence n’est plus la principale façon de fonctionner, et à la place, c’est le partage de son histoire, de ses expériences, explique-t-elle.

Des groupes de travail à l’Université Carleton

La professeure Nadia Abu-Zahra affirme que l’administration de l’Université Carleton a investi des ressources pour mettre en place des groupes de travail.

Dans quelle mesure voudriez-vous être inclusifs dans votre travail? Dans quelle mesure voudriez-vous que votre environnement de travail le soit envers vous? C’est la conversation qu’on aimerait avoir, souligne-t-elle.

La professeure se dit aussi encouragée par le fait que l’Université Carleton ait pris en compte la pétition de l’étudiante dans son plan stratégique.

Mme El-Halil estime que la solution au problème dans les établissements universitaires est la clé du changement.

Ce n’est pas […] trop tard pour changer les habitudes ou les apprentissages, conclut-elle.

Avec les informations de CBC

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