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L’annulation des marchés de Noël, un dur coup pour les artisans

Des couverts sur une table

L'Atelier Tréma fait de la vaisselle, entre autres.

Photo : offerte par Atelier Tréma

Radio-Canada

L'annulation des marchés de Noël est un coup dur pour plusieurs artisans. Le temps des fêtes est une saison importante pour ces entrepreneurs et cette année ils n'ont pas eu le choix d'offrir leurs produits en ligne pour survivre.

Par exemple, Shelly Walsh, de la petite compagnie Wellington Made, a fait des livraisons toute la journée samedi. En temps normal, elle vend ses sirops et autres produits comestibles faits maison au Salon des métiers d'art de Toronto chaque année.

Le portrait d'une femme qui parle

Shelly Walsh, de Wellington Made, offre des produits culinaires.

Photo : Radio-Canada

En fait, depuis 2014, elle y réalise jusqu'à 70 % de ses ventes.

Cette année, elle tente de garder la tête hors de l'eau et apprend à offrir de nouveaux services pour minimiser l'impact de la pandémie sur son entreprise.

Il n'est pas possible de [faire] goûter [mes produits]... C'est facile de regarder un bel objet ou une tasse, mais on a besoin de goûter, alors nos ventes ont chuté drastiquement, dit-elle.

À l'opposé du spectre, Marie-Joël Turgeon, copropriétaire de l'Atelier Tréma, a vu ses ventes monter en flèche.

Le portrait d'une femme qui sourit

Marie-Joël Turgeon est potière.

Photo : Radio-Canada

En temps normal, le Salon des métiers d'art de Toronto - qui a lieu deux fois par année - représente la moitié de son chiffre d'affaires.

Mais cette année, la pandémie l'a forcée à miser sur sa présence en ligne. Elle n'a jamais été aussi débordée depuis.

On n’avait jamais imaginé faire autre chose que des expositions. On n’envisageait jamais d'annuler [notre présence à] des grandes foires comme [le Salon des métiers d'art de Toronto]. C'est pour nous une expérience positive qui n’a pas été facile au sens émotionnel, explique-t-elle.

Le salon, qui existe depuis 45 ans, s'est doté d'une plateforme virtuelle pour venir en aide aux artisans qui n'ont pas le même succès. Plus de 600 d'entre eux ont répondu à l'appel.

C'est une tradition. Ces petites entreprises canadiennes dépendent de nous pour pouvoir survivre et continuer de faire leur métier, donc pour nous, il était impensable de ne pas pouvoir produire une plateforme version virtuelle, explique Valérie Roy, directrice des ventes au Salon des métiers d'art de Toronto.

La foire artisanale en ligne, qui s'étale sur neuf semaines exceptionnellement cette année, se termine le 20 décembre.

Avec les informations de Myriam Eddahia

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