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Le coup marquant de Mathieu Toupin

Mélodie Collard pourrait poursuivre sa carrière dans un collège américain l'an prochain.

Mélodie Collard et son entraîneur, Mathieu Toupin en discussion sur un terrain de tennis.

Mathieu Toupin est l'entraîneur de Mélodie Collard depuis 11 ans. (archives)

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada / Jonathan Jobin

Ne demandez pas à Mathieu Toupin combien de scénarios il a en tête pour le début de l’année 2021, il y en a trop. L’entraîneur tente par tous les moyens de permettre à sa protégée Mélodie Collard de finalement reprendre l’action sur la scène internationale.

Elle m’a vraiment exprimé que là, elle veut qu’on trouve une façon de bouger dans les prochaines semaines parce qu’il arrive un moment que l’adrénaline [des grands tournois], c’est une carence assez importante, explique celui à qui Tennis Canada a remis cette semaine un prix d’excellence pour son travail d’entraîneur.

La récompense souligne la conquête du titre canadien junior de Collard en 2019, un exploit réussi alors que l’athlète a choisi de rester chez elle, à Gatineau, pour poursuivre son développement.

C’est toujours agréable, même si on ne fait pas le travail d’entraîneur pour gagner des prix, on aime plutôt voir les athlètes gagner.

Mathieu Toupin, entraîneur chez Tennis Outaouais Performance

Sauf qu’avec la pandémie, le terrain de jeu de la joueuse de 17 ans devient trop limité. Elle avait l’habitude de se déplacer régulièrement pour participer à des événements juniors d’envergure comme les Internationaux d’Australie et Roland-Garros. Avec l’imposition d’une quarantaine de 14 jours à un retour au Canada, elle est restée sagement à la maison.

Une joueuse de tennis attend le retour de balle de son adversaire lors d'un match.

La joueuse de tennis de Gatineau, Mélodie Collard, lors de sa participation aux Internationaux d'Australie (archives).

Photo : Gracieuseté de Stéphanie Myles

Certains joueurs et joueuses sont certainement avantagés. Mélodie était 17e junior [au monde], elle est rendue 34e parce qu’on a pris la décision, nous, de ne pas aller à Roland-Garros et d’autres l’ont fait, insiste Toupin, qui accompagne l’adolescente depuis 11 ans.

Pour la tête et la motivation de Mélodie, il faut recommencer.

Mathieu Toupin, entraîneur chez Tennis Outaouais Performance

Il étudie différentes options pour les mois de janvier et février, comme aller s’entraîner dans une académie de tennis en Espagne ou se rendre en Tunisie où des tournois sont disputés.

Les États-Unis sont aussi un scénario envisagé si on trouve un trajet sécuritaire, précise l’entraîneur. Un détour chez les Américains pourrait être un avant-goût de ce qui attend Collard l’an prochain.

Un chemin vers les collèges américains en septembre prochain semble pratiquement chose certaine étant donné que Mélodie n’a pas pu se faire valoir sur le circuit professionnel en 2020, avance Toupin, qui a aussi entraîné le frère de Mélodie, Sébastien, qui s’aligne avec maintenant avec l’équipe de tennis l’Université South Alabama.

Ça me donne un peu des frissons de dire qu’on a développé à Gatineau une athlète qui peut choisir où elle voudra aller aux États-Unis. C’est une sacrée belle réussite et ensuite, ça ne veut vraiment pas dire que le trajet vers les professionnels est fermé, au contraire, précise celui qui entraîne des joueurs de tennis depuis une trentaine d’années.

S’il n’avait pas rêvé d’un jour guider la carrière d’une athlète de la trempe de Collard, Toupin sait que son travail n’est pas terminé. Il doit continuer d’élaborer des scénarios pour lui permettre de reprendre le collier plus tôt que tard.

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