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Un temps des Fêtes plutôt calme pour l'industrie de l'événementiel

Les entreprises enregistrent pratiquement une année complète sans revenu.

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L'Espace Saint-Grégoire, une salle de réception, est située à Beauport.

Le reportage de Kassandra Nadeau-Lamarche

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Radio-Canada

Même si les petits rassemblements seront permis durant quatre jours pour le temps des Fêtes. Certains réussissent à sortir leur épingle du jeu, mais cet assouplissement est loin de compenser pour les pertes engendrées depuis mars.

Dans le milieu de l'événementiel, deux périodes sont particulièrement importantes : la saison estivale et le temps des Fêtes.

Mais l'industrie est sur pause depuis mars. Étant donné que les événements sont planifiés des mois à l'avance, les assouplissements de cet été n'ont pas permis aux entreprises de reprendre le rythme.

Les gens en amont ne veulent pas prendre la chance que ça ne puisse pas fonctionner, donc ils ont annulé vraiment d'avance, explique Cynthia Hovington, chargée de projet pour l'Espace Saint-Grégoire.

La période des Fêtes représentait une ultime chance pour les entreprises en événementiel de récupérer une partie des pertes. Elles font donc face à presque une année complète sans revenu.

Le propriétaire du restaurant Michelangelo, Nicola Cortina

Le propriétaire du restaurant Michelangelo, Nicola Cortina

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau-Lamarche

Pour le restaurant Michelangelo, la pandémie est difficile. Normalement, le propriétaire Nicola Cortina sert surtout une clientèle d'affaires et le mois de décembre est normalement le plus achalandé avec ses locations de salles.

On vendait 300 000, et là on va vendre 10 000. Faites le calcul : juste des dépenses ici que j'ai, la neige, l'électricité, le chauffage, les taxes... les taxes, souligne-t-il.

Investissements supplémentaires?

Un autre problème s'ajoute : les entreprises ont bien du mal à obtenir des prêts pour faire des investissements supplémentaires.

L'équipe de l'Espace Saint-Grégoire, une salle de réception située à Beauport, avait commencé des travaux afin de transformer l'ancienne église Saint Andrews dans le Vieux-Québec pour en faire un nouvel espace d'activité, mais les institutions financières sont frileuses.

C'est sûr que les institutions sont un peu plus sensibles, et ça prend, je pense, davantage de temps avant d'arriver à des résultats, parce que tout le monde est sur le qui-vive et ne veulent pas prendre des risques nécessairement, souligne Cynthia Hovington.

Certains s'en sortent évidemment mieux que d'autres. À travers les bannières du groupe traiteur Je reçois, de nombreux employés ont dû être mis à pied. L'entreprise a tout de même pu tirer son épingle du jeu en créant un nouveau service de boîtes gourmandes, particulières populaires à l'approche des Fêtes.

On a plus de 1000 coffrets déjà de vendus pour la période des Fêtes, donc les entreprises font affaire avec Marché à la carte pour organiser un party virtuel à leurs employés, précise Alexandre Lépine, vice-président et directeur général du groupe Je reçois.

Malgré les embûches qui ont eu raison de plusieurs de leurs fournisseurs et partenaires d'affaires, ces entreprises prévoient survivre à la crise.

D'après un reportage de Kassandra Nadeau-Lamarche

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