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« On sait que ça s'en vient tranquillement, les éclosions » : Uashat sur ses gardes

Une barrière routière érigée sur la rue Arnaud entre Uashat et Sept-Îles.

Les barrages routiers seront de retour dès lundi à Uashat mak Mani-utenam (archives).

Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac

Radio-Canada

Alors que la Côte-Nord enregistrait vendredi son bilan de cas de COVID-19 le plus élevé depuis le début de la deuxième vague, le conseil de bande de Uashat mak Mani-utenam est sur ses gardes.

On sait que ça s'en vient tranquillement, les éclosions, par ici, indique la directrice santé pour la communauté innue, Karine Régis.

Vendredi, Uashat mak Mani-Utenam annonçait que des contrôles routiers allaient être réinstallés aux entrées de la communauté dès lundi.

Les objectifs visés par le conseil avec le retour des guérites sont multiples : empêcher l'entrée dans la communauté aux non-résidents, établir un registre détaillé des déplacements pour faciliter les enquêtes épidémiologiques et, surtout, faire respecter ses directives comme celle d'obtenir un test négatif pour tout résident qui s'est déplacé en zone rouge et qui souhaite revenir à la maison.

Karine Régis en entrevue dans un laboratoire.

Karine Régis, directrice santé pour la communauté innue de Uashat mak Mani-utenam

Photo : Radio-Canada

La situation l'exige en ce moment. Ça fait qu'on ne prend pas de chance. On n’attend pas que ça dégénère pour prendre des actions maintenant, explique Mme Régis. On est quand même une communauté vulnérable : on a des gens avec des problèmes de santé, on a des hauts taux de diabète, d’hypertension artérielle. On a des personnes âgées. Nos maisons sont surpeuplées...

En plus des guérites qui seront opérationnelles lundi, le conseil de bande prépare des mesures pour encadrer l'arrivée des étudiants innus de zone rouge lors de la période des Fêtes.

Là encore, on préfère prendre les devants plutôt que de faire face à une éclosion sur le territoire.

C'est sûr qu'au niveau de l'organisation, on est prêts à faire face à cette situation-là. On a quand même une équipe solide qui est épaulée par la direction de la santé publique, note Karine Régis. Je vous mentirais si je vous disais qu'on est totalement prêts. Tout va dépendre de l'ampleur de la situation. Tout va dépendre aussi des ressources qu'on a de disponibles pour faire les enquêtes épidémiologiques.

Avec les informations de Nicolas Lachapelle Plamondon

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