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COVID-19 : les États-Unis autorisent en urgence le traitement de Regeneron

Les États-Unis ont franchi samedi la barre des 12 millions de cas recensés de nouveau coronavirus.

Des scientifiques de Regeneron Pharmaceuticals Inc. travaillent avec un bioréacteur dans un laboratoire.

La FDA américaine a autorisé samedi l'utilisation du médicament Regeneron Pharmaceuticals Inc. pour tenter d'empêcher les patients atteints d'une maladie légère à modérée de s'aggraver et de nécessiter une hospitalisation.

Photo : Associated Press

Radio-Canada

Le Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) a autorisé samedi en urgence le traitement aux anticorps de synthèse contre la COVID-19 de la société de biotechnologie Regeneron.

Ce changement survient après qu'il a été démontré que l'administration de REGEN-COV2, une combinaison de deux anticorps fabriqués en laboratoire, réduit les hospitalisations liées à la COVID-19 ou les consultations aux urgences chez les patients présentant des maladies secondaires ou comorbidités.

Autoriser ces thérapies aux anticorps monoclonaux pourrait permettre à des patients d'éviter l'hospitalisation et alléger la charge qui pèse sur notre système de santé.

Stephen Hahn, un responsable de la FDA

La FDA a déclaré que ce traitement pouvait être utilisé chez les adultes et les enfants avec des symptômes modérés de COVID-19 et présentant un risque d'évolution vers une forme grave.

Cela inclut les personnes âgées de 65 ans ou plus ou qui souffrent de certaines maladies chroniques. C'est d'ailleurs le traitement qu'a reçu Donald Trump lors de son hospitalisation début octobre après qu'il a été infecté par le nouveau coronavirus.

Le président de Regeneron Leonard Schleifer a assuré que cette décision constituait une étape importante dans la lutte contre la COVID-19, car les patients à haut risque aux États-Unis auront accès à une thérapie prometteuse au début de leur maladie.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir

Le deuxième traitement autorisé aux États-Unis

Ces anticorps imitent ce que le système immunitaire fait après la contamination par le coronavirus, en allant bloquer la pointe du virus qui lui permet de s'attacher aux cellules humaines et de les pénétrer.

Le traitement est considéré comme étant plus efficace pendant la phase initiale de l'infection, quand les anticorps ont encore une chance de maîtriser l'envahisseur, et non pendant la deuxième phase du virus, quand le danger n'est plus le virus lui-même mais la surréaction du système immunitaire qui s'attaque aux poumons et à d'autres organes.

Regeneron est le deuxième traitement aux anticorps synthétiques à recevoir une autorisation pour une utilisation en urgence (EUA) de la FDA. Une thérapie similaire développée par la société américaine Eli Lilly avait déjà obtenu ce statut le 9 novembre.

Le gouvernement américain a versé plus de 450 millions de dollars à Regeneron pour ses efforts de développement de médicaments contre la COVID-19.

Une foule de gens masqués autour d'une dame aînée.

À Los Angeles, des personnes financièrement touchées par la pandémie font la queue pour un repas et des denrées à emporter distribuées gratuitement par la mission locale.

Photo : afp via getty images / Robyn Beck

Une phase « exponentielle » au pays

Cette nouvelle tombe au moment où les États-Unis, le pays le plus touché du monde en valeur absolue, a franchi samedi la barre des 12 millions de cas recensés d'infection au nouveau coronavirus, selon les chiffres actualisés en continu de l'Université Johns Hopkins.

La pandémie, qui a fait plus de 255 000 morts aux États-Unis, y est en phase exponentielle, selon les autorités sanitaires.

Les Américains ont été invités à s'abstenir de voyager pour le congé de l'Action de grâce, le 26 novembre, pendant lequel des records de fréquentation sont traditionnellement battus dans les aéroports et sur les routes.

Partout dans le pays, les responsables locaux ont dû se résoudre à imposer de nouvelles restrictions pour freiner la propagation du virus.

Linda Flowers avec un porte-voix et des sacs de nourriture alignés à ses pieds.

Linda Flowers organise chaque vendredi une distribution de nourriture à Fort Washington, au Maryland, en l'honneur de son père, l'évêque James N. Flowers, décédé du virus en avril 2020.

Photo : afp via getty images / Andrew Caballero-Reynolds

Parmi les dernières personnes à avoir été infectées dans l'entourage du président Donald Trump : Donald fils, son fils aîné, a-t-on appris vendredi auprès de son porte-parole.

Le président lui-même avait annoncé début octobre qu'il avait été déclaré positif à la suite d'un dépistage, tout comme sa femme, Melania. Il avait été hospitalisé pendant quelques jours à l'hôpital militaire de Walter Reed, dans la banlieue de Washington.

Plus tard, la première dame avait annoncé que leur fils Barron avait lui aussi attrapé le nouveau coronavirus.

Lueur d'espoir pour le monde, le groupe pharmaceutique américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont demandé vendredi à l'Agence américaine des médicaments (FDA) d'autoriser leur vaccin contre la COVID-19. Ce sont les premiers fabricants à le faire aux États-Unis ou en Europe.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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