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Un studio de yoga à Gatineau ferme définitivement ses portes en raison de la COVID-19

L'enseigne du studio.

Le Studio Vie Active ferme définitivement ses portes en raison de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Félix Desroches

Radio-Canada

Après quatre ans d'activité, le centre de yoga, Studio Vie Active, s'est placé sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. La pandémie de COVID-19 aura eu raison de l'entreprise gatinoise.

Au tout début de la pandémie, à l'annonce de la fermeture des commerces, Yan Bellisle, la propriétaire du centre de yoga ne croyait devoir fermer ses portes que pour quelques semaines.

Neuf mois plus tard et des dizaines de milliers de dollars de dette, Mme Bellisle a annoncé vendredi, sur la page Facebook du studio que l'entreprise fermait ses portes définitivement et qu'elle déclarait faillite.

On avait un petit peu d'espoir qu'avec la réouverture et la relance qu'on passerait à travers, mais quand ils ont annoncé qu'il fallait refermer, disons que l'espoir a vraiment diminué pis qu'on voyait les dettes continuer à s'accumuler, a raconté la propriétaire.

En 6 mois, on s’est endetté de 100 000 $.

Yann Bellisle, propriétaire du centre de yoga Studio Vie Active

Comme bien des entrepreneurs, cette dernière s'est tournée vers l'aide financière du gouvernement pour payer son loyer, ses factures et ses employés. On est allé chercher toute l'aide qu’on pouvait, a-t-elle assuré. Mais en vain.

C’est comme le Titanic qui coule pendant neuf mois, puis le gouvernement nous donne une petite chaudière pour pelleter l’eau et essayer de s’en sortir, a-t-elle fait valoir.

Yan Bellisle, dans son studio de yoga.

Yan Bellisle a lancé son entreprise en septembre 2016.

Photo : Radio-Canada / Félix Desroches

Mme Bellisle a indiqué qu'elle ne sera certainement pas la seule à prendre cette décision dans les prochaines semaines.

La plupart de l’aide qui nous est proposée sont des prêts, jusqu’à combien on est prêt à s’endetter pour pouvoir continuer et pendant combien de temps, a-t-elle demandé.

Un défi pour les entreprises canadiennes

Selon la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, près de 200 000 entreprises indépendantes canadiennes dont 30 000 sont québécoises pourraient faire faillite dans les prochains mois en raison de la pandémie.

Les fermetures prolongées en zone rouge sont difficiles pour les entreprises comme les restaurants, les salles d'entraînements, les studios de yoga, etc.

Jasmin Guénette, le vice-président aux affaires nationales de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), a mentionné, en entrevue, que plusieurs entreprises ne survivraient pas à ces nouvelles fermetures, passant entre les mailles du filet de l'aide gouvernementale.

Même dans le cas d'entreprises qui ont accès au programme d’aide, les fermetures prolongées mettent en péril leur survie.

Jasmin Guénette, vice-président aux affaires nationales de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

Il a donné en exemple le cas des entreprises qui viennent tout juste d'ouvrir. Comme le montant alloué est calculé en fonction des historiques, elles n'y ont pas accès, selon ce qu'a expliqué l'expert.

Ce dernier a affirmé que les instances gouvernementales avaient été mises au courant. Il faut souhaiter que des changements soient apportés aux différents programmes pour que ceux-ci atteignent leur objectif et l'objectif de ces programmes-là, c’est d’aider les entreprises à passer à travers la crise, a-t-il conclu.

Avec les informations de Marielle Guimond

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