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Ruée hâtive vers les sapins de Noël en Estrie

La pandémie a créé un tel engouement que les producteurs craignent de manquer d'arbres.

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Un couple met son sapin dans la camionette.

Des familles sont allées couper leur arbre en grand nombre lors de l'ouverture de l'autocueillette.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plusieurs familles ont profité de la première journée d'autocueillette pour se procurer leurs sapins de Noël. Les producteurs le confirment, l'engouement pour la décoration du temps des Fêtes arrive plus tôt que prévu.

Même si la neige n'est pas encore au rendez-vous et que le calendrier n'affiche pas encore le 1er décembre, plusieurs familles étaient résolues à choisir et à couper leur sapin de Noël dès cette fin de semaine d'ouverture.  

Demain matin, on se réveille à pas d'heure. On prend un gros déjeuner. Après ça, on commence à décorer en pyjama. C'est comme le début du temps des Fêtes qui commence, décrit Mathieu Blais, emballé à l'idée de se mettre dans l'ambiance des Fêtes.

Une famille choisit son sapin de Noël.

Des familles sont nombreuses à faire l'autocueillette.

Photo : Radio-Canada

Pandémie oblige, de nombreuses familles espèrent mettre un peu de lumière dans leur quotidien en devançant cette période festive. 

Ça donne une petite flamme, une étincelle qu'on n'a pas eue depuis longtemps je dirais.

Martin Beauregard

Avec le confinement, plusieurs familles entrevoient des Fêtes bien différentes de ce qu'elles connaissent. Plusieurs devront faire des choix déchirants pour limiter les rassemblements. 

On s'est dit que ce n'est pas parce qu'on ne pourra pas fêter avec la famille que les enfants ne pourront pas avoir un beau Noël, affirme Marylaine Bouchard. 

Vers une pénurie de sapins de Noël ?

Cet engouement ne surprend pas le producteur Stéphan Perreault qui s'attendait à accueillir plusieurs familles dès l'ouverture.

Je m'y attendais parce que nous, ici on fait l'autocueillette de fraises, de citrouilles et de sapins et les trois saisons ont été très fortes, décrit le propriétaire des Plantations Perreault.

Des travailleurs chargent un camion rempli de sapins.

Une importante part des arbres de Noël de l'Estrie sont exportés vers les États-Unis.

Photo : Radio-Canada

La pandémie a créé un tel engouement que les producteurs craignent de manquer d'arbres

Si je me fie à la première journée qu'on vit présentement et si la tendance se continue comme ça, il n'y aura pas assez d'arbres, c'est sûr.

Stéphan Perreault, propriétaire des Plantations Perreault

Le président de l'Association d'arbres de Noël du Québec, Charles Vaillancourt le confirme, la demande d'arbres est excessivement plus élevée présentement.  

Il attribue entre autres cette recrudescence au fait que bien des gens, dont les snowbirds, resteront au Québec cet hiver.  

Exportation massive vers les États-Unis

Un peu partout en Estrie, les producteurs préparent leurs kiosques, mais aussi les chargements vers les États-Unis qui demeurent un marché extrêmement lucratif pour eux.

Les producteurs s'attendent à vendre 800 000 sapins au Québec et 2,4 millions seront exportés vers les États-Unis. Pandémie oblige, beaucoup de livraisons se feront maintenant à domicile.  

D'après le reportage de Jean Arel

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